dimanche 28 juillet 2013

Chapitre 10: Rentré scolaire en premier 

     Il y a eu quelque redoublante et quelque changement d’orientation dans la classe. Et il y a  aussi quatre nouvelles. Mais dans l’ensemble je vois à peu prés les mêmes têtes. D’un côté c’est pratique d’avoir qu’une seule classe en SMS. Au moins je reste avec Angie. 
     Certain groupe se sont déjà formé depuis l’an passé. Mais comme je n’aime pas parler ça m’est égal. J’ai déjà mon groupe d’amis et ça me suffit.
     L’emploi du temps est plutôt chargé. Le lundi et jeudi on finit à dix-huit heures. Et appart le mardi on n’a qu’une heure pour manger entre les midis. Cela ne me pose pas tellement de problème vu que mes résolutions pour cette année été de faire plus de sport et de freiner sur la nourriture. En gros le matin je déjeune juste un yaourt et un verre de jus de fruit (après se sera juste le jus de fruit), le midi rien et le soir pas grand choses, du lait ou bien un bouillon. 
     Je trouvais toujours des excuses pour ne pas qu’on me pose de questions. « Jai trop petit déjeuner se matin, on finit tôt je prendrais un gouter chez moi, je n’ai pas faim pour le moment, j’ai mal au ventre, j’ai oublié mon repas chez moi »….
     Angie essayait de me parler sur le net. Elle me demandait si j’avais des problèmes et voulait savoir pourquoi je ne mangeais pas le midi. Je lui expliquai que généralement pendant les vacances je vivais comme un vampire, que je dormais jusqu'à quinze voir seize heures et qu’en me levant je petit déjeuner et que je prenais un truc avant de me coucher. Donc que je n’avais plus l’habitude de prendre trois repas pas jour. Mais que ça allait surement passé.
     Pendant un temps mes excuses bidon on fonctionner. Cependant les filles n’étaient pas bêtes. Elles avaient compris qu’il y avait quelque chose. Angie insista, comme je lui faisais confiance je lui expliquai deux trois choses. Par exemple, que chez moi ça n’allait pas, que mes parents se disputaient tout le temps, que je ne mangé pas parce que j’avais perdu l’appétit, que je n’aimais pas mon corps et que je voulais maigrir.
Angie m’écoutait sans me juger. Quand ça n’allait pas je l’appelais ou lui parlais sur le net.  Seulement je n’arrivais pas à lui dire que j’allais mal, que je venais de vomir ou me blesser, et généralement au téléphone je disais que j’appelais pour prendre des nouvelles. On discutait de tout et de rien. Je ne sais pas si au fond elle ne se doutait pas que mon appel été parce que j’allais mal ?
     Au lycée ce ne resta pas calme très longtemps. La première fois ce fût un jeudi. Le neuf octobre pour être exacte. A dix heures, Angie me dit que la prof d’SMS voulait me parler après le cours à midi. J’appris par la suite, que c’été Julia qui été allé la voire, pour lui dire que j’avais des problèmes et que le midi je ne mangeais pas.
     Pendant les deux heures de cours j’ai stressé. Je me demandais ce que me voulait la prof, ce qu’elle allait me dire, ce qui allé se passer, comment ça allait se passer….
     Le cours se finit. J’ai demandais à Angie de rester, sinon j’allé partir. On a attendu que tout le monde parte. La prof était derrière son bureau. Elle nous regarda, sourit et me demanda comment j’allais.
« Bien…Répondis-je.
-Bien bien ou bien moyen ? »
     Je faisais que trembler à cause du stress, je mis mes mains dans mes poches pour ne pas qu’elle le remarque. Elle me fixa et reposa ça question. Elle insista un moment jusqu'à ce que je réponde :
« Ben ça dépend des jours, comme tout le monde »
     Je me disais que si je ne lui répondais pas elle aurait encore insisté et ne l’aurait pas lâché. J’ai surement eu tors. Je crois que j’aurais du jouer le jeu, sourire et dire « mais tout va très bien. » Elle me dit qu’elle me trouvait amaigrit depuis l’an passé, même si je le cachais avec des vêtements large. Me demanda combien je peser. Je voulais répondre « trop a mon goût » mais je n’ai rien dis alors elle répondit à ma place.
« Pas grand-chose à mon avis ! »
     Elle me demande se que je compte faire, ce que disent mes parents. Je lui réponds qu’il n’y a pas à s’inquiété, que ma mère m’avait amené voir un médecin. Après elle me demande ce qu’il a fait et me dit de regarder, dans les résultats de la prise de sang, le taux de la glycémie et autre, que c’été surement en baisse. 
« Tu dois te faire aider par quelqu’un parce que seule tu n’y arriveras pas. Tu as des amis, c’est fais pour ça.      Quand on va bien et mal, alors tu t’en sers. Tu fais comme avec les citrons. Et à midi tu manges ! Je demanderais à Sandrine ce que tu as prit.»
     Ouais bien sur ! Comme si elle avait que ça à faire en tant que prof ! Vérifier ce que je mange. Ce qui m’a bien fait rigoler c’est ça règle débile.
« Règle numéro un ! Sourire. »
     Ca me fait penser à ce que me dit toujours Julia « sourit tes pas morte ! » Dans ma tête à chaque fois que j’entends ça je me dis « si ce n’est qu’une question de temps. » De toute manière tout le monde meurt un jour ou l’autre.
     J’ai pu enfin sortir de la salle, cependant les choses ne se sont pas arranger pour autant. Les filles ont essayées de me faire manger quelque chose. Quand je dis les filles je parle d’Angie, Julia et Hélène. Le problème c’est que je n’avais rien prit pour manger, que je n’avais pas d’argent et surtout que je n’avais pas faim ni envie de manger.
     Angie me dit alors en rigolant.
« Tu manges, attention je le dis à la prof sinon ! »
     Elle ne l’aurait pas fait je le sais bien. Julia essaya de me convaincre en me disant qu’à force j’allais tomber, qu’on allé m’hospitaliser, que je ne pourrais plus sortir, plus allé en cours et plus voir mes amies. Et qu’elle ne voulait pas que cela m’arrive.
      Elles ont été super sympa. Ca m’a fait bizarre même, de savoir qu’elles étaient toute les trois avec moi. Et qu’elles voulaient m’aider.
     Julia est partit au snack acheter des bonbons.
« Tu en manges un et on te fou la paix.
-Putain mais on a cours la !
-Pas manger est une forme de suicide ! On ne veut pas te laisser comme ça ! 
-Mais ça fait quoi ? Ca va j’ai l’habitude et en plus on a cours.
-Et ça te fais quoi d’en manger un ?! »
            Au final j’ai pris une petite sucette à la cerise, que j’ai craché après dans un mouchoir, heureusement pour moi elles n’ont pas remarqué. Mais le pire dans l’histoire c’est qu’on à rater l’heure de cours. On été en demi groupe, moi et Julia étions en physique et Angie et Hélène en SVT. D’un côté, pour les cours se n’est pas bien grave on fera l’échange. Mais bon, il fallait dire quelque chose pour l’absence. 
            Angie et Hélène sont allées voir la prof d’SVT pour leur expliquer leur absence. C’été peut être notre prof principal mais je ne vois pas trop en quoi ça la regardé. J’avais assez de problèmes comme ça et voila qu’elles en rajoutent. La prof les a envoyés à la vis scolaire, et elles se sont fait super bien recevoir par le proviseur. Pour montré ça sympathie il les a envoyé chier en leur disant que ça ne les regardé pas et qu’elles devaient rien faire. Pour des filles qui sont dans une session sanitaire et social je trouverais ça vraiment con de ne pas aider les gens encore plus si c’était  leur amis. 
            Cette histoire aurait pu être oubliée si le lendemain la prof d’SVT n’aurait pas voulus me parler. A la fin du cours quand il y eu la sonnerie elle est venu prés de ma table et ma demandé si je pouvais rester. Après les deux heures de cours, tout le monde été presser de sortir, personne n’a remarqué que j’été resté. Julia attendait devant à la porte, la prof lui demanda de sortir et de fermer la porte. Je me doute bien de quoi elle va me parler mais la j’en ai marre de tout ça. Que tout le monde soit sur mon dos. D’abord chez moi ensuite au lycée. J’ai rien demandé !
« Je sais que tu as un problème, t’es amies me l’ont dit. »
      Elle me parle. Je préfère ne rien dire et l’écoutait, même si je n’arrive pas à retenir se qu’elle me dit. J’essaie de faire la différence entre elle et la prof d’SMS. Au niveau de l’approche et de la discutions. Et je me dis…Enfin que tout est vraiment opposé. 
      La prof d’SMS semblait plus sympathique et elle n’a pas été directement au vif du sujet. Elle a un peu parlé du stage, tourné autour du pot. Et en y repensant ça m’énerver surtout son sourire, qui signifiait plus pour moi « je ne sais pas quoi dire alors je souris », plutôt que « je suis sympa tu peux me raconter » bref…
Celle d’SVT a peut être était plus direct mais je pense qu’elle a été plus franche aussi. Elle me dit :
« J’en ai parlé à l’assistante sociale et je lui ai donné ton nom donc ne t’étonne pas si tu reçois une convocation »
     Putain la je suis sur le cul ! Quel intérêt ?! Merde ! Je n’irais pas même si j’ai une convocation, mais bon… Ils ne peuvent pas se mêler de leur affaire ?
       Elle finit par me laisser partir. Je n’ai pas envie de lui répondre je prends mon sac et dis juste 
« Au revoir ! »
       L’après midi en cours de math une pionne entre et dit qu’elle a un papier à donner. La prof le récupère le lit dans sa tête et ajoute :
« Ok »
       Un instant j’ai cru qu’elle allé le lire à haute voix. Elle vient vers notre table et me donne le papier, je sais très bien se que c’est mais je lis quand même. Une convocation chez l’assistante sociale. Ce qui est comique c’est que le rendez vous été pour neuf heures et qu’il été quatorze heures passé. Je ne comptais pas y allé, mais si j’aurais voulu ? Il faut dire qu’ils ne sont pas très doués à la vie scolaire.

samedi 27 juillet 2013

Poème « je ne veux pas ton malheur »

Je ne veux pas ton malheur 
Au contraire je cherche ton bonheur 
Et si je te laisse dans le désarroi 
Sache juste qu'avec moi tu ne l'aura pas 

Peut être que je ne suis pas faite pour aimer 
C'est un sentiment que je ne peut éprouver 
En ce moment je ne fais que souffrir 
Et pense principalement a mourir 

Je pense que tu es quelqu'un de bien 
Et que c'était pas notre destin 
Tu me dit je t'aime mon ange 
Et ça me parait étrange 

Aimer c'est pouvoir partager 
Aimer c'est pouvoir écouter 
Je ne veux pas te faire sombrer avec mon malheur 
Et je te l'ai dit noir est mon cœur 

La couleur de mon âme reste noir 
Et je ne trouve pas l'espoir 
Je tiens beaucoup a toi 
Mais tu y arrivera mieux sans moi 

Quand on aime il faut être aimer en retour 
Et moi j'ai franchi la case de non retour 
Tu me dit gentiment mon amour 
Pour moi amour ne rime pas avec toujours 

Je voudrais que tu ne pense plus a moi 
Je ne suis pas quelqu'un de bien, mais a toi 
Pour moi soit heureux 
Je m'en vais rejoindre les cieux 

Je ferme les yeux 
Et te dit adieux

vendredi 26 juillet 2013

Chapitre 9: Eté 2003 

             En juin Angie passe en commission de rattrapage. Normalement elle devait dormir chez moi, mais au final c’est moi qui suis allé chez elle.
On s’est baigné dans sa piscine l’après midi. J’avais peur qu’elle remarque quelque chose. Je lui faisais confiance mais on ne se connaissait pas encore assez pour parlé de se sujet. 
On a nagé un peu et on s’est arrêté sur le bord de la piscine. La on a discuté pendant presque deux heures et on s’est attraper un coup de soleil sur les bras.
On est partie dans sa chambre et on a parlé un peu de tout. De la prof d’SMS qui avait été trop conne, du voisin d’Angie qui s’est suicidé en septembre et après on est partie sur le sujet du suicide.
Je me disais qu’elle avait peut être un an de moins que moi, mais que pour son âge elle été plutôt mûr. J’hésitais à lui dire que j’y pensais, à lui dire que je me blesser. Après réflexion, je me suis dis que ce n’était pas la peine. Ensuite nous somme allé manger dehors avec ses parents, je me rappel qu’il y avait des artichauts et qu’avec Angie on a fait un troc je lui ai donné le cœur et elle ses feuilles.
Le soir on a parlé de tout et n’importe quoi. Ca m’a fait bizarre d’ailleurs. Au début j’avais peur d’y allait. Je me disais « mais de quoi on va parler ? » Après elle m’a avoué qu’elle pensait la même chose. Et au final on arrivait plus à se taire.

En y repensant c’est marrant. Je n’avais jamais imaginé que je deviendrais amie avec Angie. En début d’année je ne connaissais personne mise à part ma sœur qui m’avait montré la salle. Mais dans la classe, quand je l’ai regardé je me demandais bien où j’avais atterrit, elles étaient si… Bavarde et immature. Ca ne me donné vraiment pas envie de les connaitre. Ni de faire un pas vers elle.
        C’est pendant un cours d’ECJS (éducation civique juridique et sociale) que j’ai fait connaissance avec Angie. On devait faire un travail en groupe de quatre maximum, seulement moi je ne connaissais personne et donc je n’avais pas de groupe. La prof me demanda avec qui j’été. Ensuite elle demanda à Angie et Hélène si ça ne les déranger pas. Angie répondit que non. Je déplace donc mes affaires devant leur table. On devait travailler sur les familles monoparentales, l’homoparentalité et le PACS. 
            J’avais trop peur de déranger, je ne sais pas, elles avaient l’air de se connaitre depuis longtemps et moi je m’incrusté comme ça, en plus on devait travailler ensemble. Nous nous somme répartit les tache chacune de nous avions un thème à traité, comme on été trois et qu’il y avait trois thèmes c’été plutôt pratique. 
         Un mercredi matin je me sentais vraiment mal. On travailler sur notre partie quand Angie se retourna. Elle me demanda si ça allait et me dis que j’été plutôt pale, je m’été efforcé de sourire et de répondre
« Ouais ça va j’ai mal au ventre c’est tout »
        Peu de temps après la prof me demanda si ça allait et me dis d’aller prendre un peu l’air dehors. Comme il n’y avait pas d’infirmerie, une fille me passa deux cachets pour le ventre. Je sortis donc avec Angie en direction des WC. Elle me fit bien rigoler, toujours à me dire, tombe pas hein ! Et me raconta sa journée au collège quand une fille avait fait un malaise en plein cours et que personne n’avait bougé.
           Au final on a discuté ensemble de pas grand-chose mais j’ai trouvé ça sympa. Et plus tard on parlé sur le net. Je trouvais ça plus pratique parce qu’en cours on été jamais à deux.
          D’un côté c’est nul qu’il n’y ai pas d’infirmerie le mercredi (on peu crevé dans se bahut) mais au moins ça fait faire des rencontre.  

           Pour fêter la fin de l’année, Angie fît une petite fête chez elle. C’été la troisième fois que j’été invité chez quelqu’un depuis mon arrivé sur Aix en Provence. La première fois ça me fit bizarre c’été lors de l’anniversaire de Julia, je ne connaissais personne et j’avais beaucoup de mal à parlé avec les autres filles.                  Mais je trouvais ça plutôt sympa.
            Je stressé beaucoup avant d’allé chez Angie. J’avais commencé à me blesser sur le poignet droit et je cherché un moyen pour camouflé tout ça. Au final je me suis fait un deuxième bracelet en perle pour pas que l’on me pose de question ou regarde bizarrement.
            Cela se passa à la fin du mois de juin. En milieu d’après midi je partis chez elle. J’avais eu du mal à retrouver le chemin mais au final je suis arrivé à bon port.
            On a installé les tentes et le buffet. Il y avait quelques filles de la classe (Julia, Hélène et Adeline) et deux garçons que je ne connaissais pas.
             On a fait nuit blanche c’été super sympa. J’ai discuté avec presque tout le monde. D’ailleurs Adeline m’a fait une remarque plutôt gentille en me disant qu’elle ne m’imaginait vraiment pas comme ça et que j’été sympa au final.
             A quatre heures je me jetai dans la piscine et vers cinq heures du matin on est monté dans les tentes. On a jouait au carte pendant que Julia et Hélène chantaient des cantines pour enfants. 
C’est la mère d’Angie qui nous a ramené sur Aix en fin de mâtiner.
  
           C’est aussi au mois de juin que ma mère commença à voir que j’avais un problème.  Elle a vu une griffe sur mon épaule alors qu’on sortait la chienne au parc. Au début elle s’est imaginé que c’été au lycée. Je lui ai dis que c’été sûrement le chat et que ça allait. Elle en à revus une plus tard, quand on sortait du cinéma. Ma sœur lui a dit que c’était en me frottant avec ma griffe métallique. 
          Plus tard, je lui dis que c’été sûrement en jouant avec les chats ou alors le chien. Elle commença cependant à se poser des questions. Le comble fut lorsque mon père rentra et lui tendit un magasine.
« Tiens je sais que tu aimes bien ce magasine, le dernier est sortit »
            Psychologie magasine. Ca aurait été si sur la page de garde il n’y avait pas eu en gros titre « C’est adolescent qui se mutilent » Elle m’a regardé et dis :
« Ah ! Alors c’est ça que tu fais ?! »
              Moi un peu paniqué, grand sourire nerveux.
« Ca va pas ! C’est les fous qui font ça ! »
            Je pris le sujet à la rigolade. Ca lui été arrivé de trouver des mouchoirs plein de sang dans la poubelle de la salle de bain mais je répondais que j’avais saigné du nez.
« Ca t’arrive souvent en se moment…
« La chaleur peut être. »
       Elle n’allait pas chercher plus loin. Mais avec ce magasine…Elle décida de m’amener voir le généraliste. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la même réaction que face à ma mère. Pourquoi je n’ai pas sourit et nié tout en bloc en faisant style que tout allé bien ?
       J’été seul dans le cabinet. Ma mère attendait dans la salle d’attente. Pourquoi n’ais-je pas nier en disant que ma mère avait tout imaginé ?
      Le médecin m’a demandé comment j’allais. Ma dis que contrairement à ma mère et ma sœur je parlais peu et n’exprimais pas mes sentiments. Elle m’a dit ce que lui avait raconté ma mère sur les griffes. Et après elle m’a demandé si elle pouvait voir. Je m’étais dis que depuis le temps c’été cicatrisé et qu’elle ne le verrait pas. Ce ne fut pas le cas. Heureusement qu’elle ne m’a pas demandé d’enlever mes bracelets car elle en aurait vu des plus récentes.
      Elle s’assit à côté de moi et essaya de me parler. La seule chose à laquelle j’ai répondu était que je le faisais avec un cutter.
       Ensuite, elle m’expliqua que j’été comme une cocotte minute. Que j’encaisser tout mais qu’il y avait une limite et que je me blesser lorsque c’été l’explosion. Que même si c’été superficiel le fait de faire cet acte été grave. Que c’été un signe de détresse.
« Ce que je veux savoir c’est la case avant, le pourquoi ? »
       Parler ? Mais elle croit quoi ?! Que parler ça résout tout ? C’est débile, ça va faire deux semaines que je n’ai rien fait. Mes poignets cicatrisent (c’est bien la première fois d’ailleurs) et elle, elle veut que je réfléchisse. Ca me fait plus chier qu’autre chose. J’ai envie de recommencer. De…De prendre le cutter, enlever mes bracelets et…Me couper. Oui voir mon sang couler ça m’apaise et alors ?
« Tu trouves ça normal ?
-Ca dépend de ce que vous appelez normal »
La je lui ai posé une colle. Comme je l’ai marqué sur les pages précédentes « qu’est ce que la normalité ? »
Dans ce cas la des tas de gens ne sont pas normaux. Et est-ce qu’ils le savent ?
            Non je ne veux pas ! Je ne veux pas d’aide, pas de pitié ou quoi que se soit d’autre. Je me débrouille très bien seule. Je ne suis pas folle. J’ai une conscience. Je différencie le bien du mal. Et qu’est ce qu’ils veulent toujours à vouloir analyser ? Ca ne sert à rien !
« Mais ça te perturbera toute ta vie. »
        Et après. Ca fait quoi ? Ca fait partie de ma vie. Mes cicatrises je l’ai aime, oui c’est vrai ! Elles font partie de moi. Et les autres je les emmerde. Tous !
Je n’ai qu’une envie en ce moment c’est de pensé à autre chose. Et avec eux je n’y arrive pas. Pourquoi merde ! Quand je rentre chez moi j’ai les nerfs et j’en peux plus.

         J’ai fêté mon anniversaire avec ma sœur, Angie et son copain. On est partie à aqualand, une piscine avec des toboggans. Celui de plan de campagne est assez petit mais on à bien rigoler. Surtout à la fin avec la mini-rando sur les bouées. Comme il n’y avait pas de courant on aller à deux à l’heure mais on s’est prit des fous rires avec Angie du fait de rester coincé dans les angles. Ou alors de perdre sa bouée quand on se lever pour se décoincer.
         Nous avons mangé avec mes parents au restaurant et après avec ma sœur on à finit la soirée sur la plage. On à bien rigoler aussi avec son groupe d’amis. Avec un garçon on s’amusait à se battre et il m’a roulé dans le sable. Au final j’en avais plein dans le pull et le pantalon.

         A la fin du mois d’août, je passe mon CFAPSE (certificat de formation aux premiers secours en équipe). Ca a duré une semaine. On nous a souvent cassé pour les cas concret mais c’été pour nous booster.
           Mes cicatrises se voyaient presque plus. Sachant que j’allais devoir être en T-shirt, je ne l’ai plus fait sur les poings. Et avec du fond de teint ça passait très bien. Il n’y à qu’a la fin qu’on à remarqué. Lorsqu’on s’entraîner à prendre la tension. Celui qui nous encadrer ma dit :
« C’est ton bracelet qui t’a fait ça ? »
J’ai bafouillé et dis :
« Non me suis couper avec un miroir qui m’est tombé sur le bras… »
Après il y a quelqu’un qui a fait une réflexion en rigolant :
« Ah ouais, en parallèle comme ça ! »
Mais ça s’est limité à ça, heureusement pour moi. D’un côté je me dis que c’est ma vie, tant que je fais bien mon boulot.
        Je fais aussi la rencontre de Seb sur le net. On parle vraiment bien le soir. On discute de tout, de musique, film et en viens a parlé de scarification. A un moment on se donne rendez vous en ville. Sauf que je rate le bus de Pertuis, donc on reporte ça, et c’est lui qui passe sur Aix. On se balade un peu en ville avec ses amis et on part du côté de Pertuis. J’avais dis à ma mère qu’une fille de ma classe qui habitait la bas faisait une fête et que je passerais la nuit chez elle. Durant la soirée je sors avec Seb. Je sais pas trop se qui m’est passé par la tête d’ailleurs, il est sympa mais il n’y a que ça. Il doit faire 1m80 pour plus de 100kg (et ce n’était pas du muscle), il est vraiment collant et embrasse très mal. Durant cette soirée c’est la première fois que je fume du shit. Ca a bon goût mais ça ne me fait aucun effet. Ben ils sont où les éléphants rose ?                   Tous les jeunes en parlent comme si c’été fabuleux, alors qu’en fait il n’y a rien. Je ne me sent pas plus changé que d’habitude. 
         J’ai du resté deux semaines avec Seb. On a du se voir trois fois, peut être quatre. Mais bon, il été un peu trop collant, le deuxième jour il m’a dis qu’il m’aimait et attendais presque que je lui réponde la même chose. Non il est sympa mais rien de plus. Donc j’essais d’être gentille pour la rupture, c’est la première fois que j’ai a faire ça. Je lui dis qu’il s’attache un peu trop, que moi c’est pas mon cas, et qu’il vaut mieux en resté la. 

jeudi 25 juillet 2013

Chapitre 8: Internet 

Lorsque j’ai voulu un peu comprendre se que je faisais j’ai fait quelques recherches personnelle. Je me suis mise sur l’ordinateur et j’ai commencé en tapant diverse mot dans un moteur de recherche : taillade, coupures, auto coupures, se blesser sois même… j’ai finis par tomber sur un petit article écrit par le corbeau blanc en tapant auto mutilation. A la fin du message il y avait un lien vers un forum qui parlait du sujet. 
J’ai mis du temps avant de taper mon premier message. Je me suis présenté et j’ai été accueilli très chaleureusement par les membres. J’ai lu tout les anciens messages afin d’un peu mieux les connaître et de m’informer sur le sujet. Au départ on été un très petit comité. C’était convivial et très sympa comme ambiance. Très vite il y eu de nombreux nouveau membres, plus ou moins jeunes. J’étais étonné qu’autant de monde puisse vivre la même chose, ou du moins se taillader. On en parlé, se soutenais pour allé mieux. Petit a petit j’ai commencé à comprendre. 
Pouvoir échanger nos expériences, parlé de notre souffrance, de se qu’on peut vivre à l’extérieur, parlé de ses proches, de nos peurs… lorsque les gens vivent ou on vécu la même chose ça aide vraiment  beaucoup. On se sent écouter et compris. Je me sentais beaucoup moins seule face à ça. 
Sur se forum j’ai fait plusieurs rencontre. La première personne fût Azerty. Une fille qui habite Bordeaux. On a commencé par discuté sur le chat du forum les soirs d’été vers une heure du matin jusqu'à parfois cinq voir six heures. On parlé de nous, de nos problèmes, nos parents, le lycée et très vite on s’est pris des fou rire ensemble. 
Après se fût avec Xolena. Je l’ai rentré dans mes contacts msn, car je trouvais que son pseudo ressemblais étrangement au mien. On à parlais et bizarrement encore des que je posais une question et qu’elle y répondait en ajoutant et toi je disais moi aussi et vice versa. On a toute deux cru d’ailleurs que l’autre se moquait de nous et puis non. Toute deux en SMS, en première, avec un style plus ou moins goth, aimant le rock et métal. Et des tas d’autre point commun. Seul différence c’est avec la nourriture, moi se n’est pas assez et elle s’est trop. 
           Il y a bien eu d’autre rencontre mais jamais comme ces deux la. Je l’ai apprécie énormément. On parle de tout de rien. On peut partir sur des sujets philosophiques comme sur des délires complètement gamins. Parlé de nos vie aussi. On s’écoute, ne se juge pas, on est sincère et j’ai une confiance aveugle en elles. 
            Vers la fin, le forum à commencer à un peu tourné au vinaigre. La web master en avait un peu marre, si on peut dire, de voir l’état des membres. Elle avait crée le forum pour aider et soutenir et certain se fiché pas mal des règle, venaient pour pleuré et agresser les modérateur des que quelque chose n’allait pas. Le site n’était pas conçu pour donné des aides pour allé encore plus mal ou mieux se suicider comme certain l’imaginer. Alors ils n’apprécier pas quand des message était censuré.
         On à pu constater aussi que certain membres allé mal à cause du forum, a force de lire la souffrance des autres, cela amplifié leur souffrance. Cela attristé aussi la web master de voir des membres de plus en plus jeune pensait a l mort. La plus jeune (la petite du forum qu’on on l’appelait) avait 14ans. 
           Les plus ancien membre lui on proposer leur aide et je fût nommer modérateur avec d’autre amis. On surveiller les sujets, censuré parfois, surtout lorsqu’il y avait des description trop poussé, du style les centimètre des coupure ou le poids pour les article posté dans TCA ou encore des images trop violente. 
         Le forum à durer encore un peu avec notre surveillance, mais au bout d’un an la web master nous a informer qu’elle fermé le forum qu’elle ne voulait plus et ne pouvait plus le gérer, et qu’elle ne voulait pas être la fautive de suicide ou autre en ayant crée se site. 
          Aujourd’hui on tombe sur tout genre de blog ou de forum qui parle de l’AM. D’un côté se n’est pas plus mal de ne pas garder le sujet tabou mais cela dépend de la manière dont on en parle. Certaine fois c’est choquant, même pour moi qui le fais. En parlé est une chose, mais mettre des description beaucoup trop poussé peuvent être dur, encore plus s’il y a les images qui vont avec. 
       Je pense qu’on peut très bien en parlé sans pour autant donné une preuve ou mettre des images sanglante à coté. Et lorsque je vois des gens qui disent être fière d’eux en exposant leur bras en sang comme des trophées, ça me donne envie de vomir et en même temps d’hurler ! Comment peut-on être fière de se blesser, d’avoir un corps massacré. Avec se discours et ces photos, comment ne pas être considéré comme « fou » par les gens qui en le pratique pas. Je pense qu’il faut en parlé, suffisamment pour être compris mais éviter les détails ou photo pour ne pas choqué. 
           Il y a aussi tout ces blog de « pseudo goth. » le genre qui parle suicide dans tout les article, qui met des image glauque, c'est pathétique à force, c’est le genre d'image qu'on trouve de partout, ils se croient original, ils pensent, être intéressant, marre de voir les gens parler des scarification en disant que c'est "Goth". C’est le style, « wé c'est cool je me scarifie j'aime Manson », je suis goth je m'habille en noir et me maquille en noir!!! Personnellement je n'associe pas le fait de se blesser au gothisme....
          Mais sur ces forum ou blog c’est le style je me scarifie pour le fun, pour faire style je suis goth et compagnie ça me fou la rage! Le "mes amis le fond je trouve ça cool je trouve, c’est trop beau ! » Qu'est ce qu'il y a de beau à avoir les bras mutilé? A ne pas pouvoir se mettre en débardeur l'été a cause de cicatrice trop moche ou pas encore cicatrisé? Parfois il y en à même qui disent le faire entre amis lors de soirée. Ils sont en compétitions pour voir qui en fera le plus ou qui aura le plus de point de sutures.  
          Qu’est ce qu’il y a de fun a faire ça ? Merde ! Je souffre de le faire, je le fais parce que je souffre, quel paradoxe ! Le serpent se mord la queue c’est une boucle sans fin, mais le serpent doit avoir faim puisqu’il se mord la queue assez souvent. 
           Je déprime de voir de plus en plus de jeune le faire, et de les entendre en parlé, comme si c’été un phénomène de mode, un critère de sélection, comme si on allé les trouvé cool ou apporté plus d’importance parce qu’ils font ça, qu’ils montrent des photos de leur bras massacré en disant voila se que j’ai fait hier soir !
            Pour moi les personnes qui font ça se complaisent dans leur problème, d’ailleurs ils ne le voient pas comme un problème puisque pour eux c’est cool ! Mais c’est a cause de gens comme ça que ceux qui se blesse a cause d’un mal être profond, à cause d’un problème réel, c’est a cause d’eux que se problème et mal vu, que les gens nous considère comme des « petit con qui cherchent qu’a attiré l’attention »
          Je ne suis pas comme ça ! J’essaie de m’en sortir, j’en parle pour trouver une solution, pour libéré mon mal être par l’écrit sur papier et non sur mon corps, je cherche à aider et non à enfoncé les gens qui fond ça.... On est déjà mal alors quel intérêt de mettre des images où on voit quelqu’un dans une baignoire de sang, quelqu’un avec la tête exploser, quelqu’un… N’y a t-il pas d’autre image à mettre ? Je me révolte un peu toute seule mais ça m’énerve !
           Personnellement je ne suis pas vraiment fière de se que j’ai/je fais. J’ai plutôt honte de moi, c’est peut être pour cela que j’en parle rarement. J’évite aussi de culpabiliser. Je ne peux pas remonter le temps et effacer les traces. Je me dis qu’a un moment donné je n’ai trouvé que ça pour allé mieux, du moins je le pensé. J’étais au fond du gouffre et préférais me blesser. Je préfère aider les gens, c’est plus simple, aussi bien ceux qui le font comme les proches qui cherchent à comprendre. 

           C’est aussi sur Internet que j’ai fait la pire connerie que je puisse faire. C’était à la fin de ma seconde, j’étais presque tout le temps sur le chat de caramail. Je discuté de tout et de n’importe quoi. Mais je cherchais plutôt des gens qui vivaient un peu comme moi. Donc je traînais le plus souvent sur les salons comme déprime ou suicide. Un soir je parlais avec une fille vraiment super. On parlait de nos « tripes » et à un moment je lui ai dis que parfois la visions des ciseaux ou du cutter n’était pas qu’une vision et que ça m’arrivais de me blesser. Elle m’a avoué qu’elle aussi ça lui arrivé de faire pareil. On a donc discuté de ça et de la mort. Ensuite elle m’a dit que c’été un peu morbide comme conversation et j’ai approuvé. On à donc changer de sujet et on est partie sur des thèmes beaucoup plus banal. Comme la musique, les films et le lycée. Bizarrement on été au même lycée et quand j’ai demandé qu’elle option elle avait pris elle m’a répondu qu’elle était en seconde SMS. Aïe ! Le choc ! Quand on à su qu’on été dans la même classe on ne savait plus du tout quoi dire. Elle m’a dit de ne pas le répété et je lui ai demandé la même chose, j’ai finit par trouvé une excuse bidon pour me déconnecter et partir dans ma chambre.
         Je stress, je ne peut pas m’empêcher de trembler. C’été la première personne à qui j’en parlais et il fallais que se soit une fille dans la même classe que moi. J’allais la croiser tous les jours même plus que la croisé. Je n’ai pas une grande affinité avec cette fille mais quand même. C’est lourd à savoir, que se soit pour moi ou pour elle. D’un coté toute d’eux ne voulons pas que ça se sache alors il n’y à aucun intérêt à allé en parlé a qui que se soit, de toute façon je ne voit pas trop à qui je pourrais le dire. 
J’ai stressais toute la nuit. J’ai cogité sur tout les scénario possible et imaginable. Impossible de trouver le sommeil avec cette boule au fond de ma gorge. Je me posais beaucoup trop de questions et angoisser à l’idée d’être demain. J’ai finis par me demander si c’été une bonne chose d’allé en cours ou pas…
Le lendemain matin tant bien que mal je me lève et part au lycée. En fin de compte ça s’est passé comme tous les jours. Avec la fille on s’est à peine dit « salut » et après ça on n’en a plus jamais reparlé que se soit sur le net ou dans la vie. 
          Néanmoins c’est elle par la suite qui à dit à Angie lorsqu’on était en première que je me taillader. Angie s’inquiété que je ne mangeais rien à midi et essayée d’en parlé à Julia et Hélène en leur disant que c’était étrange :
« Vous ne trouvez pas ça étranges ? Et puis elle est blanche et moi je trouve qu’elle à maigri »
               Bref… la fille lui a dit :
« Mais t’es pas au courant qu’elle se scarifie »
     Que je n’aime pas se terme… peut être que ça m’a évité d’aborder le sujet la première avec elles. Quoi que…Elles ne m’en ont jamais vraiment parlé par la suite. 

samedi 20 juillet 2013

Chapitre 7 : Extrait de mon journal (vol 1)

Vendredi 21 mars 2003 : 
Je me sens vraiment mal. J’ai mal à l’estomac et j’ai comme une sorte de boule au fond de la gorge. Et aussi une envie de vomir. Mais je n’y arrive pas. L’autre jour j’ai essayé, mais rien n’est sortit. Juste de l’eau et un peu de bile.
Je suis trop mal, j’essais de respirer, de rester en mais ça ne passe pas. Je me dégoûte ! J’ai enfin compris se que je faisais ou du moins réaliser. Pourtant hier quand ma main était pleine de sans, ça ne m’a rien fait. Mais là, je ne sais pas…
Je ne sais pas à qui en parler. De toute manière je ne veux pas vraiment en parler. Qu’est se que je dirais ? Et à qui ?
Je pense très souvent au suicide. Surtout en se moment avec mes parents qui deviennent encore plus fou qu’avant. Mon père qui s’emballe seul pour des stylos qu’il perd et qui nous accuse. Ma mère qui demande des choses sans jamais finir ses phrases et qui s’emballe après parce qu’on ne le fait pas ou ne comprend pas. Ou encore lorsqu’on lui dit quelque chose et qu’elle le comprend autrement.
Il y a aussi ma sœur…Elle ça dépend vraiment de ses périodes. Le plus souvent quand elle me fait vraiment chier c’est lorsqu’elle est avec Ange, son copain. Elle se prend pour une reine et se crois tout permis.
Et moi je crois que je deviens de plus en plus folle. Je le suis sûrement pour faire se que je fais. Même si c’est par rage et par manque de cran de passé à l’acte. Je n’arrive même plus à penser. Ou alors, à l’inverse, les penser se bouscule dans ma tête et à force ça me donne mal au crâne.
Comment redevenir normal ? L’ai-je été un jour, ce que je sais plutôt, du moins se que je crois, c’est que le jour où je quitterais cet environnement tout ira mieux. Du moins je l’espère…
J’ai envie de fermer les yeux, de dormir et de tout oublier, de dormir pour l’éternité même parfois. D’un côté tout oublier ça va être dur, tout le monde doit vivre avec son passé. (Plus ou moins vieux)
En plus en se moment je stress trop… En avril je passe le brevet des cadets et je n’arrive pas à me concentré, pas à apprendre ou même simplement à lire. Et demain aussi je passe le parcours sportif à Vitrolles et je ne sais pas du tout comment ça va se passer…

Mercredi 9 avril 2003 :
Je me mets à jour dans mes devoirs. Vers deux heures de l’après midi ma mère rentre. Elle me fait chier pour que je range ma chambre et crie tout le reste de la journée. C’est toujours les mêmes histoires quand elle est de repos et qu’on reste à la maison.
Une fois tout nettoyer je vais me doucher. Je prend mon pyjama et met mon cutter dedans. Je l’avais nettoyer il n’y a pas longtemps, parce que la lame était toute oxydée. Le seul problème c’est que maintenant elle coupe presque plus. Je cherche dans le tiroir d’autres lames. Je sais qu’il doit y en avoir, j’en ai déjà vu quand je cherché autre chose. Je finis par trouver deux petits paquets de lame de cutter dans le tiroir de mon père. Il doit y en avoir une dizaine dans chaque paquet. J’en prend un, de toute manière personne ne s’en sert, on ne remarquera pas sa disparition.
Je change la lame et pose les réserves dans ma boite. Que je cache au fond de mon armoire. Je retourne dans la salle de bain et m’enferme.
Je m’entaille le poignet, j’appuie comme avec l’ancienne lame, seulement j’ai oublié que celle la était neuve. La blessure est profonde. On peut voir un peu la graisse en dessous. Le sang coule beaucoup plus que d’habitude. Je regarde les gouttes tomber dans l’évier durant cinq minutes et finit par prendre peur. Je compresse dix minutes pour que ça s’arrête et désinfecte. Je mets une compresse avec une bande.

Lundi 14 avril 2003 :
« Arrête de trembler »…  « Concentre toi »… Se sont les mots que je me répète pour écrire ces quelques lignes. Bientôt minuit… Je me suis accroupi dans ma chambre et j’ai allumé une bougie. Sa lumière est douce, il fait noire sans que se soit la nuit.
Dire que samedi tout se dérouler à peu prés bien. Avec ma mère et Cléo, nous avions été voire pour les robes de marier. Cléo en à trouver une belle d’ailleurs. Mon père lui, n’a pas voulus nous suivre. Il à préféré allé chez Laurent voir l’ordinateur (quand c’est pour les autres hein !)
Le lendemain il a fait un scandale dés le matin. Criant sur ma mère, insultant tout le monde. Il a finit par partir dans sa chambre et ne voulait pas ouvrir la porte. En gros il a fait la même scène que sur Béziers.) Ma mère a essayait d’ouvrir, frappant dans la porte, le suppliant d’ouvrir. Je m’y suis même mise. Et se n’est pas si simple de fracasser une porte, surtout sans élan…
Finalement au bout de vingt minutes mon père se lève tranquillement du lit, ouvre et part se recoucher, comme si de rien était. Ca me fou vraiment la haine son comportement. Je n’ai qu’une envie le tuer !
Ce matin, ou devrais-je dire midi (quoi que se matin il s’est engueuler avec ma mère) bref…ce midi ma sœur lui a dit tout se qu’elle pensait de lui. Que c’était un conard, un con, qu’il était fou et qu’elle ne lui pardonnerait jamais.
Lui, comme un pauvre abrutis à été lui faire du chantage (mais qu’est se qu’il pouvait dire il avait tors.) Il écouter et déformer tout se qu’elle pouvait dire. Disant toujours la même chose, « t’es une ingrate », « tu as eu l’inspiration divine » ou encore « t’es qu’une menteuse », celle la c’est ça préféré quand même. Dès qu’on dit quelque chose qu’il ne pense pas, on ment forcement.
Il à tout de même finit par se taire et partir s’enfermer dans sa chambre. Mais se soir…
Ma mère dort dans le salon depuis samedi soir. Ce soir on à regardé la télé et ma sœur à finit par pleuré. Bref… A la fin du film je pars chercher Nuts (le chat) qui est encore dehors. Je remonte en espérant que ça ira. Mais mon père à laisser la télé et la lampe de sa chambre allumé. Ma mère part lui demander d’éteindre mais il n’écoute pas (il doit être encore shooté aux médicaments.) On cherche alors le fil électrique qui relie la chambre au salon, mais sans succès. Il se décide quand même à ouvrir. Ma mère entre et va lui parler. A ce moment je suis dans ma chambre accroupis derrière la porte.
Je pleure… Mon père est un vrai conard, ma mère aura beau dire qu’il est malade, c’est la vérité. Après tout ce qu’il à dit ces jours i ou même avant, je ne lui pardonnerais pas. Même toutes les fois où il à frapper ma mère.
Je n’ai qu’une envie me couper ! Prendre mon cutter qui est dans sa boite et me taillader les veines. Laisser enfin couler à flot se sang qui coule au goutte à goutte depuis presque deux ans. En finir avec la vie. Quelle vie de toute manière ? Elle ne sera pas longue. Ca je le sais.
Je ne le ferais peut être pas se soir. Mais je le ferais, un jour… C’est si simple ! Une lame neuve et un fond d’eau dans le lavabo. Une simple entaille suffirait. Il faut juste que j’appuis un peu plus fort sur la lame. Ou bien que j’en face plus d’une.
De toute manière qui le remarquera ? Pas grand monde. Les filles de ma classe ne se rendent même pas conte lorsque je suis absente. Je ne suis pas intégré dans leur groupe. Elles m’auront vite oublié.
Mes parents ? Pff…C’est à cause d’eux si j’en suis arriver la ! Mon père et sa fameuse dépression. Se comportant comme un gamin durant ses périodes euphoriques et hurlant ou dormant durant l’autre période. Ma mère, qui n’est pas assez forte pour le quitter. Si je devais compter toute les fois où elle l’a dit sans jamais le faire. Je me réjouissais qu’elle y pense ses jours ci et j’essayais de l’encourager, sauf qu’elle ne le fera pas. Elle aime encore mon père, je me demande bien pourquoi, ou plutôt comment ? Comment peut on aimer un type comme ça ?
A cause de lui, ma sœur Cléo qui n’a que 19ans, fait une dépression. Ma mère n’en peut plus et moi…Pff ! Ca fait bien longtemps que je ne m’occupe plus de moi. Que je n’ai plus envie de rien. Je mange presque plus et mon poing est recouvert de cicatrices (qui ne se sont même pas encore cicatrisé, vu que e les rouvres à chaque fois.)
La vie n’est que douleur, souffrance et pleur !
« Non, elle ça va elle est forte.»
C’est se qu’on dit en parlant de moi. C’est l’image que je donne. Une fille sérieuse, plutôt réservé. Et pour quels raison ? Ils me font rire ! Comme s’ils pouvaient savoir !
Je repense souvent à une phrase que me dit à chaque fois (ou du moins souvent) Julia, une fille de ma classe :
« Xel ! Sourit t’es pas morte ! »
Je la regarde et me force à sourire en répondant que je le sais. Je sais ? Tu parles ! Ils ne me voient que de l’extérieur. Mon âme est morte depuis fort longtemps. Je suis morte de l’intérieur. Mon cœur bat mais ne réagit pas. Il est glacé.
Morte je rendrais service à de nombreuses personnes…

Mercredi 16 avril 2003 :
Je me suis coupé, deux fois sur le poignet. J’ai ouvert l’eau du robinet et boucher le fond. J’ai mis ma main blesser dans l’eau et j’ai regardé les gouttes tombaient lentement au fond.
Quand l’entaille est profonde ça coule rapidement. Quand c’est moins profond, la blessure dégage (je ne sais pas trop si le verbe est approprié) de toute petites gouttes de sang, qui partent une à une.
Je trouve ça jolie à regarder, cependant je tremble. J’ai mal à la tête. Sûrement parce que j’ai encore rien manger.
Je vide l’évier et compresse avec des mouchoirs que je mets au fond de la poubelle. Je cache mon poignet avec mes deux bracelets.
Je pars un peu sur l’ordinateur et retourne dans ma chambre lire la suite de mon livre. Le soir quand ma mère rentre elle vide al poubelle de la salle de bain et demande qui à ses règle. Je sors de ma chambre avec le cœur qui bat, j’ai oublié de nettoyer ? L’évier ? Le sol ?
« Pourquoi ?
-Parce qu’il y a des mouchoirs avec du sang dans la poubelle. »
Merde ! Pourtant je les ais mis au fond. N’importe quoi, raconte un truc ! Cléo répond que se n’est pas elle, moi ça s’est terminé la semaine dernière.
« Heu…Non en fait j’ai saigner du nez tout à l’heure. »
Pourquoi ça ? Je ne sais pas trop. C’est la première chose qui me passé par la tête. Et puis l’autre soir j’avais saigné alors bon…
Ca m’a fait bizarre de mentir. Mais vu qu’elle ne se doute de rien ça va. J’aurais du répondre quoi hein ? « Oui c’est normal je me suis tailladé le poignet comme je le fais depuis presque deux ans ? » Je ne pourrais jamais lui dire. Ni à une autre personne d’ailleurs. Qu’est se qu’ils y comprendrait ? Rien ! Sauf que je suis folle. Remarquez c’est facile de tout mettre sur la folie. Mais mentir c’est encore plus facile et ça fait moins mal.

Mardi 6 mai 2003 :
J’ai recommencé à me taillader sur les épaules et les omoplates. Mais c’est vrai que c’est bientôt l’été alors je fais surtout sur les poignets comme ça je peux le cacher avec mon bracelet en perle pour le gauche et deux petits pour le droit.
Se soir j’y suis peut être allé un peu fort. Je me suis fait trois coupures plutôt profondes au poing gauche. J’ai mis de l’eau au fond de l’évier pour que se soit plus facile à nettoyer. Ensuite j’ai regarder couler mon sang dedans, a sec c’est bien aussi. Et quand la coupure est profonde ça coule beaucoup plus vite. Et s’il y en a trois…
J’aurais pu rester des heures comme ça. Regardant petit à petit mon corps se vidant de son sang. Se sang qui donne la vie. Se sang si précieux. C’est difficile à croire que ça puisse apaiser autant.
J’ai lu sur un site qui parle du sujet un membre qui disait qu’en fait le fais de perdre son sang faisait baisser la tension et que c’était pour ça que certaine personne trouver ça apaisant.

Lundi 12 mai 2003 :
Pourquoi faut-il que mon père soit aussi con, pourquoi personne ne comprend ? Pourquoi ai-je peur de moi, peur de se que je fais, de se que je vais faire et pourrais faire encore ?
A chaque fois c’est plus profond, plus sanglant ! Ca me fait peur, peur de pouvoir voir ma chaire à travers les plaies. Peur qu’on puisse le découvrir. Les plaies sont plus nombreuses qu’avant, plus profondes. Plus étendus sur mon corps : poignets, épaules, omoplates. Ca commence à faire beaucoup.
Je tremble… J’arrête plus. Je n’arrive plus à penser à autre chose. C’est horrible ! Et la journée a été horrible. D’abord ma mère se matin qui gueule presque dès le réveil. Puis mon père. Et mon scouteur qui est tombé en panne au milieu de la route. Et de nouveau mon père qui m’a fait chier à midi et se soir. Pourtant je lui ai dis qu’il m’énervé, qu’il arrête. Mais il comprend rien et insiste.
Mais tout à l’heure…c’était trop ! J’étais sur un forum et poster un message. Il est venu derrière moi pour voir se que je faisais. J’ai vite baisser la fenêtre et lui ai dis d’arrêter de lire, de partir de derrière que je n’aimais pas ! bien sur on s’est engueuler. J’ai tout quitté et suis partis dans ma chambre. De toute façon il ne comprend rien !
Je le hais pour se qu’il est. Depuis longtemps en fait. J’en suis venu à ne plus le considéré comme mon père. Mais juste un pauvre type que je voudrais tuer à chaque fois que je le vois ou l’entend…
Ma journée a été désastreuse…je voulais vraiment en finir. Mais c’est pour plus tard…de toute façon je ne cherche pas la mort. Juste la délivrance, la paix. Qu’on voit que j’ai souffert et que c’est à cause d’eux.  De leur comportement !
Pourquoi putain ! Merde, j’ai la rage contre mes parents, j’en viens à ne plus rien manger à table. J’ai mal à la tête, quand je me lève j’ai l’impression que je vais tomber, je vois trouble, ma tête tourne… quand quelqu’un me parle, j’ai l’impression que mes oreilles vont éclater, les mots sont beaucoup trop fort. Je saigne souvent du nez aussi et je sais même pas pourquoi.
Je crois que ce que je hais surtout envers  mes parents c’est qu’ils m’ont crée. Pourquoi ça hein ? Pour dire « regardez c’est notre fille » et la délaissé ensuite, ne pas voir ses problèmes, ne pas l’entendre quand elle appel… ok j’hurle en silence mais parfois j’en ai marre. Même si j’ai peur qu’on découvre parfois j’aimerais.

mardi 16 juillet 2013

Poème « je voudrais pouvoir arracher se cœur »

Je voudrais pouvoir arracher ce cœur 
Ce cœur qui depuis longtemps saigne 
Ce cœur qui crée tant de peine 
Ce cœur qui autour de lui repend la douleur 

Je voudrais pouvoir tout arrêter 
Arrêter ces battements qui sont insignifiant 
Arrêter les écoulement de tout ce sang 
Arrêter le temps, pouvoir enfin rêver 

Je voudrais pouvoir être normal 
Etre bien ne plus avoir mal 
Et si quelqu'un entend mes râle 
Savoir que je ne veux pas me trouver a l'hôpital 

Faut il continuer a saigner pour se libérer? 
Faut il seulement devoir mourir pour ne plus souffrir 
Faut il seulement partir pour enfin ne plus se détruire? 
Faut il le faire pour s'en défaire, et 

Partir sans remord? 
Me laisser mourir ne plus faire d'effort. 

Sans remord je me suiciderai 
Sans remord je quitterai ce monde 
Sans remord je rejoindrai ma tombe 
Sans remord tous je vous abandonnerai

Chapitre 6: Idées noires 

Ma première pensée suicidaire je l’ai eu vers mes quatre peut être cinq ans. C’est tôt vous allez dire. Le pourquoi, je ne le connais pas vraiment. Généralement un enfant ne pense pas à ce genre de chose. Il pense à jouer avec ses amis et autre. C’est un être innocent. Il ne se préoccupe encore de rien. Pourquoi alors avoir des pensées comme ça ? 
            Je n’ai manqué de rien. Mes parents m’ont toujours acheté se que je voulais. Avec une certaine limite il est vrai. Je n’été pas pourris gâter pour autant. 
            Je crois que cette pensé était plus une tristesse intérieure. La première fois, j’été dans la voiture avec mes parents. Ils se disputaient sur l’itinéraire. Moi je regarder la route et ma vision c’est centré sur les lignes blanches sur le bas coté. Je pensais à sauter. Ouvrir la porte et me jeter sur la route. Et cette vision et revenus de nombreuses fois. 
            J’ai grandit comme tout le monde sans problème particulier. Je jouais avec les enfants de la brigade et j’avais des amis. Ma scolarité c’est passé sans problème jusqu'à ma quatrième avec mon déménagement sur Bézier. Où j’ai demandée le redoublement pour ne pas être avec les mêmes personnes. J’avais le niveau pourtant mais choisir entre passé et partir en cours avec la boule au ventre ou redoubler et être critiquer. J’ai préférée redoubler. De toute manière j’été déjà critiqué. 
Sur Bézier j’ai eu de nombreuse pensé de mort. En particulier quand j’ai eu des problèmes avec des filles de ma classe. La première fois c’été en sport. Un groupe de fille me regardait j’ai demandé ce qu’elles avaient. Elles l’ont prit méchamment et on s’est battu. Enfin…C’est plus elles qui m’ont tiré les cheveux et jeter par terre. Après un garçon les a retenus. Je le trouvais con mais sur ce coup la il a été gentil. 
            Après cet événement tout s’est succédé. Les filles avec qui je me suis battu ont rependu la rumeur que j’été raciste, avais critiqué le coran et leur religion, avais critiqué le frère de machin…Bref…Au final j’avais pratiquement tout le collège sur le dos et je passais mes récré au CDI pour ne pas avoir d’ennui. 
            La goutte d’eau a été quand, après les cours, j’ai pris le chemin pour rentrer chez moi et qu’une fille m’a interpellait. Elle m’a dit un tas de chose que j’avais sois disant critiquée. Ensuite comme des mouches autour d’une merde, ils se sont tous agglutinés autour de moi. 
J’ai eu la vision de moi en train de jeter cette fille sous un bus ou même une voiture. Je voulais la frapper mais j’été impuissante il y avait trop de monde. J’été en train de craqué. Je me défendais mais personne ne me croyait et ils me traitaient de menteuse. 
            Au bout d’un temps un garçon m’a dit de rentré chez moi, que j’avais crée assez de problème. Dans ma tête je me disais qu’il se fouttait de moi. Je n’avais rien fait c’est eux qui sont venus chercher la merde. 
Un petit de sixième a fait un bout de chemin avec moi. Il m’a demandait pourquoi je ne les avais pas frappé. J’étais sur les nerfs mais j’ai réussi à bafouiller quelque chose du style : 
« Ben ils étaient plus d’une dizaine je pouvais rien faire » 
            Au final c’est moi qui voulais me jeter sous une voiture. Mais bon… Je ne voulais pas prendre le risque de tuer quelqu’un qui n’aurait pas mis sa ceinture. 
            Arrivée chez moi, je me suis enfermé dans la sale de bain. J’avais les nerfs. Je faisais les cent pas dans la petite pièce. Je voulais frapper les murs. M’éclater les poings contre le béton. J’essayais quand même de me calmer. J’ai ouvert l’eau et me suis mise de l’eau froide sur le visage. Ensuite je me suis assise sur le rebord de la baignoire. Je vis le rasoir sur le bord. J’avais plus que ça en tête. « Ah quoi bon continué ». Je l’ai pris tremblante. Je ne savais pas trop comment faire. J’ai soulevé ma manche, j’ai posé le rasoir sur mon poing. Ca ne m’a pas coupé. Je suis passé sur les doigts je n’ai réussi qu’a me faire des micros coupures. « Pauvre conne si tu n’enlève pas les protections c’est normal » Même ça je ne suis pas capable de le faire. Au final je me suis enfermé dans ma chambre et j’ai fais que mangé. 
            Ce n’est qu’à mon arrivé sur Aix en Provence où j’ai été plus loin. Dés notre arrivé mon père a pété un câble. La veille de sa reprise au boulot, enfin dans la nuit, je l’ai entendu se disputer avec ma mère. Il voulait appeler les pompiers. Ma mère était en pleur, elle lui disait d’arrêter, que je dormais, qu’il allait me réveiller. Elle s’est vite habiller et l’a conduit aux urgences. 
            Le lendemain je suis resté avec ma mère. On est allé marcher au parc avec le chien et on est partie faire les courses. Des gendarmes étaient passé un peu avant, pour nous parler, savoir comment allé ma mère et dire que si on avait besoin d’aide ils étaient la. Ils ont aidé à mettre de l’ordre dans les cartons, les placer dans les bonnes pièces. 
            J’en avais marre. La j’été à saturation. J’avais trouvée un cutter dans la trousse. Je l’avais sur le coté de mon lit. Un soir je me suis assise en tailleur et je l’ai prit. J’ai soulevé ma manche mais j’avais encore peur. Je ne pouvais pas laisser ma mère seule. Je me suis entailler le bout de mon majeur. J’ai appuyé sur mon doit et j’ai regardé la goutte coulée. Je ne sais pas trop pourquoi mais le sang m’a toujours fasciné. J’ai remit le cutter dans sa trousse et j’ai essuyé mon doigt avec un mouchoir. Après j’ai éteint la lumière et me suis recoucher. 
          Plus tard je l’ai fait sur le dos de mon poignet. Je n’ai pas appuyé dur la lame. Je suis passé plusieurs fois au même endroit jusqu'à avoir une petite marque qui ressemblait à une griffure de chat. Je l’ai caché avec ma montre. 
            Pendant une période je restais sur cette griffure. Je l’a rouvrais toujours, ensuite j’en ai fait une deuxième. Je ne m’étendais pas sur mon bras. La zone restait figée. Même si je savais qu’il y avait des risques d’infection, de le faire toujours au même endroit. 
          A chaque fois que j’allais mal, je me coupais. J’avais même mon cutter dans ma trousse mais personne ne l’a remarqué. Puis au cas où on me posait la question je pouvais répondre que ça remplaçait mes ciseaux. 
          J’étais limité à cause des JSP (jeunes sapeurs pompiers). Tout les mercredis on faisait sport et on devait se mettre en short et en t-shirt. Donc je le cacher avec ma montre et un bracelet. 
        Au fond de moi j’avais envie que quelqu’un remarque. Qu’une personne vienne me parler. Me demandais ce qui n’allé pas. Mais je cachais trop bien mon jeu. En fait, je lancer un cri mais comme je camouflé toujours, personne ne le remarqué, donc personne n’entendait mon cri. 
            A la fin de ma seconde ça s’est un peu plus étendu. J’ai eu mes examens de pompier donc plus de limite. Les poings gauche et droit étaient couverts de marque. Pour cacher je m’étais fais un long bracelet en perle. Ca cacher quinze centimètres environ sur chaque poing. Tout le monde pensait que je les mettais pour faire beau. C’été un peu le cas mais ça m’aidé bien pour camoufler.

vendredi 12 juillet 2013

Poème « de glace reste mon cœur »

De glace reste mon cœur 
A cet insurmontable douleur 
Je n'est plus d'espoir 
Et me refugie dans le noir 

Mon sang viens de couler 
Je me suis vider 
Vider de ma souffrance 
C'est comme une délivrance 

Se sang qui donne la vie 
Et qui peut la reprendre en dépit 
Sa vue et toute fois calmante 
Mais d'un coter déprimante 

Chacun est libre de son destin 
Moi je suis dans un cercle sans fin 
Ma vie entière est une erreur 
La mort m'accueil dans sa demeure

Chapitre 5: Quelques explications

            J'ai toujours adoré regarder des funambules. Petite je les admiré quand j'allais au cirque avec mes parents et mes deux sœurs. Le fais de pouvoir marché sur un fil avec tant de grâce. Un fil si fin qui les maintient à la vie. Un faux pas et ils tombent, un faux mouvement et leur vie s'achèvent.
            Pourquoi je vous parle des funambules? Tout simplement parce que je trouve une certaine similitude entre eux et les personnes qui se blesse ou qui arrêtent de se nourrir.  
            Allez poser la question à un passant. Demander lui ce qu’il pense des gens qui se scarifie. Ils auront principalement tous la même réponse s’ils ne sont pas concernés par le sujet. Ils vous répondront que se sont des malades, des fous qu’il faudrait enfermer. Que se sont des sado-maso ou bien des satanique qu’il faudrait brûler.
          Ils ont tous des préjuger. C’est pour cela que pour les personnes qui le pratiquent c’est difficile d’en parler. Et s’ils le font d’être compris. Les gens n’arrivent pas à comprendre qu’on souffre. Que c’est l’expression de notre souffrance. D’un côté c’est paradoxal. Comment expliquer que lorsqu’on se blesse (en se tailladant, brûlant ou frappant) ça puisse nous soulager ? C’est un mal qui nous enlève un autre mal. Il est plus facile de supporter une douleur physique plutôt que psychique. 
           Tout le monde se dit un jour « je suis nul » d’avoir fait ou dit quelque chose qu’il regrette ensuite. Pratiquement tous ceux qui se blessent se le disent. Ils ne se voient pas à leur juste valeur. Je ne dis pas qu’il faille se prétendre le plus fort et le plus intelligent. Mais éviter de se sous estimer. On à tous en nous un force et une intelligence. Personne n’est parfait. Cependant lorsqu’on est pessimiste et qu’on part d’un point de vu défaitiste il est dur de réussir ce que l’on entreprend.
          Pour en revenir à mes funambules et à ma comparaison, le fait de se blesser nous maintien entre la vie et la mort. La lame est notre fil. On se dit qu’on pourrait mourir avec une coupure un peu trop profonde. Le sang et quelque chose de précieux et de sacré. Si on se vide, on meurt. Pour ma part je me blesse parce que je n’arrive pas à vivre, mais je ne peux pas mourir. Au fond je survis.
          Idem pour les personnes qui refuse de s’alimenter. Elles poussent leur corps à la limite. Et le danger peu venir vite. En effet sans nourriture pour alimenter le corps et les organes vitaux, il est impossible de vivre.
On dit que la vie ne tiens qu’à un fil, mais lorsqu’on à ce comportement de destruction, le fil deviens instable et beaucoup plus fragile. On a au dessus de nous, tout autour même, la mort qui plane et qui attend l’instant propice pour nous faucher et nous emporter avec elle.
          Dans la mythologie on voit trois sorcières couper au hasard des fils, et tuer les gens qui sont relié à se fil. Mais est-ce un hasard pour nous ? Est-ce qu’au final, on ne l’a pas cherché ? Se blesser ou refuser de s’alimenter est l’expression de notre mal être. On ne cherche pas forcément à mourir mais on est conscient du risque qu’on encourt.
          Pour moi le terme scarification ne signifie pas du tout la même chose qu’automutilation ou auto agression. En fait ça m'énerve un peu lorsqu'un psy balance le mot scarification... Ca ne veut rien dire enfin si ça veut dire mais dans le bouquin médical que j'ai chez moi voila la définition donnée :
Scarification=>Incision de l'épiderme, non sanglante, pratiquée lors des vaccinations ou en allergologie. 
Donc si on se fit a cette définition, le terme automutilation pour définir le fait de se blesser volontairement est plus approprié.... 
          Ok se n'est pas le mot qui change quelque chose mais....Scarification me reste en travers de la gorge parce que c'est le mot souvent employé pour les sataniques ou autre qui le fond pour le fun et compagnie, alors.... Non ! Je ne me scarifie pas, je ne trouve pas ça beau ou cool. 
Je veux dire pourquoi ne pas dire "vous vous êtes blesser" ou "c'été des blessures auto infliger" plutôt que scarification?
C'est bête de m'énerver pour un mot mais je n’aime pas lorsqu'on dis que je me scarifie.... 
C’est peut être aussi de la faute des média, qui parle de sujet dont ils ignorent tout, du style toute ces émission sur les goth où ils font l’amalgame avec les sataniques, et le fait que bien sur ceux qui s’habille en noir sont suicidaire, triste et qu’ils se scarifie.
          En attendant pour moi le mot scarification à une signification péjorative, je l’utilise pour les personnes qui le font comme elles se feraient un tatouage ou un piercing, il y a de plus en plus de boutique d’ailleurs qui en fait et ça deviens à la mode. Donc se serait plus le terme utilisé pour l’esthétique (même si je ne voit pas comment on peut trouvé ça beau.) C’est pour ça aussi que ça me fait un peu criser se terme, parce qu’après les gens ne prennent plus le sujet au sérieux, ils se disent, pff encore un qui fait ça pour s’amuser ou autre phrase du style et ne vont pas faire la différence entre ceux qui le font pour l’esthétique et ceux qui le font parce qu’ils souffrent. 
          J’en profite pour glisser une petite définition de l’AM. En gros si on découpe le mot, auto signifie sois même et mutilation je pense que je n’ai pas à vous l’apprendre. Cela consiste à se blesser sois même. Et il existe de nombreuses méthodes. Que se soit en se coupant, brûlant, frappant (sois même ou contre un mur) en s’arrachant les cheveux … En se rongeant les ongles, se mordant et j’en passe. Il ne faut pas oublier que tout ça est dans le but de s’infliger une douleur.
          Dans ses conditions, comment ne pas être considéré comme fou ? Mais d’un côté qu’est ce que la folie ? Est-ce le fait de ne pas être normale, de ne pas faire comme tout le monde ? Alors on peu se demander ce qu’est la normalité.
Personnellement j'ai toujours détesté faire comme tout le monde. Etre comme tout le monde. Les gens qui font ça je l'ai traite de mouton. Car pour faire un monde il faut de tout. J’aime bien me mettre sur un banc ou sur l'herbe dans un parc pour observer les gens. On peu s'apercevoir qu'il y a vraiment toute sorte. Homme/femme. Grand/petit. Gros/maigre. Jeune/vieux. On trouve aussi tous les styles. Des classiques, des skateurs, aixois, ceux qui suivent la mode, des goth, des punks... Pourtant malgré tout ca les gens ne s'accepte pas s’ils ne sont pas de la même catégorie, du même groupe sociale. Pourquoi ça? Est ce que notre tenue, notre apparence, modifie notre intelligence? Ou notre façon de pensé ? Il y a un proverbe qui dit "l'habit ne fait pas le moine" ou encore "il ne faut pas se fier aux apparences." Nous sommes tous de la même espèce. Nous sommes tous des humains, avons un cœur qui bat, du sang rouge qui coule dans nos veines. 
            En réalité les normes sont insérées dans notre société. Le terme fou ne signifie pas grand chose quand on y réfléchit bien. Par exemple pour l'AM, a l'époque où la médecine n'été pas développer on soigné les gens grâce à la saigner. Ils pensaient qu'en coupant une personne malade et en laissant couler son sang ils parviendraient à la guérir de sa maladie. On peut voir aussi qu'en Afrique, dans certaine tribu, les garçons pour passer à l'âge d'homme devaient subir un rituel. Le groupe de garçon qui avaient l'âge été réunit et on faisait un test à la douleur. On leur taillader le dos ou une autre partie du corps et le garçon ne devait pas crier. S’il y parvenait il était considéré comme un homme. 
            Donc je reviens sur ma phrase, le terme fou ne signifie pas grand chose. On est fou par rapport à une société donnée. Car ce qui est normale dans une civilisation ne pourrait il être considéré comme pathologique dans l'autre? Et vice versa. En gros la folie n'est pas une maladie, elle est tout simplement une déviance par rapport à la norme sociale. 
            Mais alors parce qu'on est en marge de la culture et de l'ordre économique, il faudrait nous enfermer ou nous couper de toute vie ? Est ce que c'est juste? De considéré la différence comme la folie? Le pire c'est de juger sans chercher à comprendre ou même à écouter.
On m’a souvent mise a l’écart, bien avant que j’adopte le style « goth » comme ils appèlent ça, même si je ne me sent pas spécialement « goth ». Ça à débuter au collège lorsque je suis allé sur Béziers, j’été a part car j’été blanche. Ensuite sur Aix j’ai réussi à me faire une amie en troisième, mais au lycée c’est redevenu pareil. Je ne parlais pas ou très peu, donc les gens me laisser dans mon coin. Certaines ne me regarder même pas et pour certaine fille je n’existais pas dans la classe, c’était l’ignorance total quand j’arrivais ou que je devais faire passé des feuilles. Ca fait quand même mal, même si on s’habitue. Sauf qu’on se demande se qu’on a fait pour être traité de la sorte. 
          Je me dis que je suis humaine tout comme eux. Il est vrai que parfois mon style met des barrières, certaine fois je me dis tant mieux. Mais lorsque les gens apprennent a me connaître ils finissent par dire « je t’imaginer pas comme ça. » et oui je parle, je pense et j’ai des opinion. J’ai une vision qui ne s’arrête pas au bout de mon nez, à la différence de beaucoup. 
          On m’a fait une réflexion une fois, et ça m’a fait assez mal, c’été une amie au lycée qui été au courant de mes problèmes d’AM. C’est vrai que je n’avais pas été intelligente de le faire au lycée, mais ça avait été incontrôlable. C’était le lundi qui a suivis il me semble. Elle m’a dis :
          « T’es folle »
          Comme ça aussi direct. Je ne sais pas trop si c’était réellement pensé ou non, mais sur le coup ça m’a fait...waouh trop bizarre quoi d’entendre ça. Je n’ai pas pu contrôler certes, j’ai été stupide, je me suis blesser mais de la à dire ça… Je suis tout de même consciente de se que je fais, que se soit le mal autour de moi, sur moi, les problèmes dans lequel je me suis mise, je réfléchis parfois sur le sujet, j’essais de m’en sortir. Alors s’entendre dire qu’on est folle par une amie qu’on pensé proche… 
Comme je l’ai souvent dis du moins pensais, si je suis folle et que je le sais, alors suis-je vraiment folle ? C’est vrai d’un côté, celui qui est fou à proprement parlé, ne sais pas comment il est, il n’est pas conscient de son état. Un fou ne s’interroge pas.
          Tout ça me fais pensais à la notion de bien et de mal. Comment savoir au final. Puisque d’un coté se qui nous semble bien peut être vu comme mal par les parties opposé et vice versa. C’est en fonction de l’éducation, de l’endroit où on vit et d’un tas d’autres facteurs. 
          Au final qui somme nous pour juger ?

Chapitre 4: Ambiance 

                On a dû déménager de Sartène lorsque mon père s’est mit en arrêt maladie. En étant gendarme il a droit à un appartement de fonction, cependant s’il ne travaille pas pendant plus de six mois, il doit laisser la place pour celui qui le remplacera. 
            Pendant une longue période mes parents ont cherché une maison à acheter dans le Languedoc Roussillon. L’ambiance n’était pas super. Mon père malade, ma mère stressée, moi et ma sœur à l’arrière de la voiture. Il y eu de nombreuse disputes. Au final comme le temps du déménagement approché de plus en plus, ils ont loué une maison sur Bézier. J’ai du changé de collège en cours d’année. Et il faut dire que passé d’un collège qui faisait en même temps lycée, qui été bien réputé et bien fréquenté, à un collège au milieu d’une banlieue où on ne connait personne, fait un énorme changement. 
            J’ai de très mauvais souvenirs de se collège. Tout le monde se connaissait déjà. Les clans été formé depuis le début de l’année voire même avant. Alors quand on débarque en milieu d’année, nouvelle dans la région et ayant peur de parlé c’est difficile de s’intégrer. 
            Mauvaise ambiance au collège, mauvaise ambiance chez moi, quoi de mieux pour allé mal ? Parfois le midi quand je rentrais chez moi, j’entendais ma mère et mon père se disputer. Lorsqu’ils voyaient ou entendaient que j’été rentré, ils s’arrêtaient. Mon père partait dans sa chambre et ma mère faisait mine de rien. 
             Une fois un midi j’ai entendu de la vaisselle se briser. Mon père criait sur ma mère. Je suis resté figé dans le hall d’entrée avec  la boule au ventre. Ma mère pleurait. Et moi je ne savais pas quoi faire. Je ne sais pas combien de temps je suis resté sans bouger. Une fois que ça c’été un peu calmé, j’ai rouvert la porte et je l’ai claqué. Faisant style de rentré à peine. Subitement il n’y eu plus un mot à l’étage. J’ai posé mon sac et je suis monté. Mon père s’est mis devant la télé. Ma mère a essuyait ses larmes et elle ramassait tremblante les morceaux de verres avec une balayette.
            J’avais la rage. Envers mon père surtout. Pourquoi agit-il comme ça ? Mais je crois que j’ai encore plus la rage envers moi-même qui ne fait rien, qui est impuissante et qui a peur. Merde, combien de temps ce manège va-t-il encore duré ? 
            

jeudi 11 juillet 2013

Poème : «J’ai envie d’hurler » 

J'ai envie d'hurler 
Hurler à m'en arracher les poumons 
Lâcher ce son 
Pouvoir juste m'exprimer 

Exprimer cette souffrance 
Cette douleur 
Qui pleur 
Et qui est en abondance 

Je ne demande pas grand chose 
Que mon âme soit en paix 
Que mon cœur puisse bruler 
Juste ces deux choses

Chapitre 3: Chez moi 

             Je ne peux pas dire que la relation de mes parents soit l’amour parfait. Je n’ai pas le  souvenir que ça l’est été. Comme toute relation il y a des hauts et des bas. Ca a toujours été des disputes, des réconciliations, pour à nouveau se disputer. C’est une boucle sans fin.
            On peu se dire que si ça reste verbale c’est supportable et encore… Toute dispute fait souffrir. Seulement avec mes parents, cela ne rester pas verbal. La première fois je devais avoir cinq ans. Je m’en souviens comme si c’été hier. C’été en fin de journée, mes parents fêtaient leur anniversaire de mariage. On dînait tous ensemble dans le salon. A la fin du repas ma mère a demandé à ma sœur Cléo d’aller chercher des assiettes pour le gâteau. Quand ma sœur est revenue de la cuisine, mon père a commencé à la taquiner, à critiquer gentiment. Ma sœur l’a mal prit et ne semblait pas apprécier. Elle s’est mise à pleurer. Et la il en a remit une couche, ma mère c’est interposé entre les deux pour les faire arrêter. Mais après… Le ton est monté un peu plus haut cette fois entre ma mère et mon père. Ma sœur est monté dans sa chambre et Lilou, la plus grande, l’a suivie peu de temps après. Pourquoi je suis resté ? Je l’ignore. En attendant je l’ai ai vu. Je les ai vus se battre.
            Je n’ai pas le souvenir de qui a commencé à toucher l’autre en premier. Ce dont je me souviens c’est que ça s’est finit dans le petit hall de l’entrée. Et que mon père plaquer ma mère contre le mur. Et aussi qu’elle pleurait. Ce que j’ai fait ou dit après ? Je ne sais plus. Je m’arrête à cette vision. Après c’est le trou noir. 
  Ca ne c’est plus reproduit jusqu'à notre déménagement sur Bézier. Seulement après ma mère trouvait comme excuse la dépression de mon père. Il était peut être malade (d’ailleurs je ne sais pas pourquoi je parle au passé) mais il était conscient de se qu’il faisait ou disait. Il savait très bien que c’était blessant et très méchant. S’il ne savait pas quoi dire d’autre, il n’avait qu’à se taire. Je n’ai jamais pu lui pardonner son comportement. 
Il s’est soigné bien sur. Enfin… Pas si bien que ça puisqu’il est encore malade après toute ses années. Comment pourrais-je lui pardonné quand vers dix, onze ans, on voit l’intérieur d’un hôpital psychiatrique (HP) pour rendre visite à son père qui, volontairement, c’est fait interner ? Alors que l’âge minimum pour entrer dans les locaux et la chambre est de quatorze ou seize  ans.
            Pendant une période chaque semaine avec ma mère on faisait le trajet, trois heures de route, pour monté jusqu'à Bastia et lui rendre visite. Après il a été a Castellucio, sur Ajaccio, on avait qu’une heure trente de route. Mais il n’y a rien de très motivant d’y allé, de voir tout les malades, d’attendre et souvent de finir par se faire envoyé chier par mon père. Sur Bézier, Montpellier et Bouc Bel Air, le tempérament de mon père s’est un peu calmé quand on allé le voir. Seulement après, c’été à la maison le pire. Soit il dormait toute la journée (et la encore ma mère trouver l’excuse des médicaments) soit il été réveiller et ne parlait pas sauf pour hurler. Et c’été principalement ma mère qui été la cible. Alors qu’elle à toujours tout fait pour l’aider et que malgré les problèmes et la souffrance qui lui faisait elle est toujours resté avec et elle na l’a jamais critiqué.
            A Bézier, j’été seule avec ma mère et mon père. Ma plus grande sœur Lilou, est restée en Corse avec son copain. Cléo, été revenu avec nous, mais elle est allé vivre en internat et les week end elle retourné vivre chez ma plus grande sœur. Le dépaysement et la maladie de mon père la rendait malade, alors c’été préférable pour elle d’y retourné.  
  De nombreuse fois j’ai entendu ma mère pleurait seule dans sa chambre. A essayé d’étouffer ses sanglots dans un coussin pour ne pas qu’on l’entende. Mais bon… A Sartène ou à Bézier, les toilettes étaient justes à côté de la chambre de mes parents et même en passant simplement devant la porte je l’entendais. Seulement je restais devant la porte, avec une boule dans la gorge. Je ne savais pas se que j’aurais pu lui dire ou faire pour la réconforter. Peut être aurais-je dû juste me mettre à côté d’elle et attendre. Mais j’avais trop peur d’entrer. Trop peur de lui dire que je l’avais entendu. Généralement se sont les parents qui réconfortent leur enfant et non l’inverse.
  En fait je crois que l’état de mon père c’est encore plus dégrader le jour où ils ont décidé de lui faire des électrochocs. Ca l’a rendu amorphe et lui a enlevé tout sentiment. Enfin je ne vais pas m’éterniser la dessus.

mercredi 10 juillet 2013

Chapitre 2 : Mon enfance 

     Comment j’étais enfant ? On me l’a souvent demandé. En faisant cours je dirais que j’étais comme tous les enfants. Mais vu que je suis la pour parlé de moi je vais faire un peu plus long. Pour me définir enfant, je dirais que j’étais plutôt casse-cou. Assez calme et non turbulente à l’école ou chez moi.  Mais j’aimais prendre des risques (même si enfant je ne m’en rendais pas compte.) J’aimais les jeux de garçon plus que ceux pour les filles. C’était bien plus marrant de construire des cabanes, grimper dans les arbres, faire du vélo et du squat, plutôt que de jouet à la poupée ou à la dînette toute la journée. 
     Je ne pleurais pas beaucoup c’est vrai. Ma mère m’a raconté que lorsque j’étais petite, je voulais la suivre dans la salle de bain, elle ne voulait pas que j’y aille avec elle et a fermer la porte, j’ai  à peine pleuré, quand elle a rouvert quelque minutes après elle s’est rendu compte que j’avais les mains coincé dedans. Elle s’est affolée bien sur. Le médecin la rassuré en lui disant qu’il n’y avait rien de grave, même si les doigts étaient écraser ce n’était que du cartilage et ça se reformerais sans laisser de séquelle. 
     Je tombais et me relever aussi vite sans laisser de larmes. Je me disais que pleurais c’était pour les filles et les « chochottes » (il faut dire qu’à cette époque j’été plutôt garçon manqué.) Je ne me suis jamais plainte. Pour preuve lorsque je me suis casser le poignet je n’ai rien remarqué sur le moment. J’avais à peine mal, ce n’est que plus tard que j’ai vu qu’il y en avait un plus gonfler que l’autre. Il faut dire qu’a un moment je faisais pas mal de chute sur le même poignet. En sautant d’une balançoire, jouant dehors ou en cours de récréation. Quand j’ai montré mon bras à ma mère elle m’a conduite de suite aux urgences à Sartène pour faire une radio. Une fois faite, le médecin à dit que c’était bien casser et qu’il fallait me plâtrer le bras. 
     Il y a eu aussi cette chute en jouant dehors. Il y avait une pente en goudron où on faisait du squat ou des descentes en vélo, c’était plutôt marrant à plusieurs. Ce jour la je voulais essayer le squat d’une amie qui avait un guidon avec un petit volant. Je suis descendu à toute vitesse sans me soucier du moindre danger. Le problème c’est qu’à la fin de la pente il y avait une grille pour l’évacuation de l’eau et qu’à un endroit elle était un peu plus haute que la route. Je n’y avais pas fait attention et je n’ai pas pris la peine de freiner. Evidemment je me suis prise cette bosse. J’ai fais un petit vole planer et j’ai atterrit la tête la première dans le goudron. Sur le coup j’ai rigolé en disant que tout aller bien que je n’avais pas mal. Une amie à ma sœur m’a dit que je saigner, je me suis alors toucher le menton et en regardant ma main j’ai vu plein de sang. C’est après que j’ai pleurais. On a couru chez moi et appeler ma mère qui était dans la cuisine. Elle à eu peur sur le cou. Elle a désinfecté la plaie et a mis un pansement. J’avais vraiment peur d’avoir des points de sutures. Mais au final ça à très bien cicatrisé sans. Bien sur ça m’a laissé une cicatrice sous le menton. 
     J’ai dis que j’étais calme ? Bien sur, en apparence. Je pouvais être une vraie peste si on m’embêtait. Ma mère m’a toujours appris de ne pas chercher les problèmes et surtout de ne pas frapper la première. Sur ça je l’ai toujours écouté. Seulement une fois frapper rien ne m’empêchait de me défendre. 
     La première fois où j’ai eu des problèmes c’était à Sartène. Une plus grande que moi m’embêtait. Et ne sachant comment me défendre je lui ai lancé une pierre (assez petite je vous rassure) sur la tête. Ca mère est allé voir la mienne pour se plaindre parce que j’avais fait saigner sa fille. Lorsque  ma mère m’a demander pourquoi j’avais fait ça je lui ai expliqué (je ne me souviens plus les détails exact je devais avoir 5ans) Mais je n’ai pas eu d’autre ennui avec elle.
     Il y a eu aussi avec Gislain. C’était lors d’une fête à la brigade. On jouait dehors et faisait semblant de se battre, se prenant pour les power-rangers. Sauf que lui ne retenaient pas ses coups et qu’à force il me faisait mal. Je lui ai dis mais ne m’a pas écouter, alors à un moment je me suis énervé et je l’ai frappé assez fort dans la cuisse (plutôt le pli de laine). Il s’est tout de suite calmé et on à arrêter de jouer. Ce que je comprends bien car il à du souffrir, j’avais des sorte de rangers coquer au bout. Je m’en rappel de ses bottes elles étaient super belle. Montante jusqu’au mollet avec une petite bride en haut et noir. Seulement comme j e l’ai dis le bout était rembourré en fer. Aïe. Le lendemain ça mère a appelé la mienne sur le parking en disant que c’était inacceptable. J’en rigole encore qu’en j’y pense. Elle a baissé le pantalon de son fils, se retrouvant en slip sur le parking de la brigade, pour lui montré le bleu qu’il avait à cause de moi. Elle m’a demandé pourquoi j’avais fait ça, lorsque je lui ai expliqué la mère du garçon à dit qu’alors il avait eu se qu’il méritait parce que c’été un garçon et qu’il ne devait pas faire mal aux filles.
     Après il y a eu Johanne. Un garçon plus petit que moi. C’été un peu les mêmes circonstances qu’avec Gislain. On avait fait des groupes et jouait à se battre. Gentil contre méchant. Seulement Johanne se croyait autorisait à faire mal parce qu’il était plus jeune. Je l’ai alors poussé. Il a couru en voulant fuir et est tombé dans une pente d’herbe pas très haute. Il s’est agrippé et m’insulter. Au lieu de l’aider à remonter pour ne pas qu’il ai à faire tout le tour pour revenir j’ai fait rouler une pierre sur lui. Il à pleuré un peu et s’est très vite arrêter. Il a sûrement rien dit à sa mère car la mienne n’a pas eu d’écho de cette histoire. En y repensant j’aurais pu lui faire bien plus mal. La pierre était assez grosse, sur ça tête ça aurait pu l’assommer.
      Houlà ! Avec toutes ces histoires je vais me faire passer pour un démon. Mais vous êtes témoin, la règle « ne frappe pas en première » à été respecté dans tout les cas. Donc c’est de la légitime défense. Mais c’est vrai qu’en y repensant j’aurais pu agir autrement. )
      A l’école ? Les profs reprochaient toujours mon écriture trop petite et trop illisible, j’ai été chez une orthophoniste mais ça n’a rien amélioré. Sur les bulletins il y avait toujours noté que je ne participais pas assez à l’oral et que j’étais trop effacer dans la classe. C’est mon caractère, je n’aime pas parler. Et puis j’avais toujours peur de dire une bêtise alors je préféré ne rien dire ou murmurais ma réponse à l’amie qui été à côté. Souvent bien sur elle le disait fort et lorsque c’était juste elle me disait « t’es bête pourquoi tu l’as pas dis ? » 
     Il faut dire que les profs me font peur. A la maternelle je me rappel en début d’après midi alors que tout le monde rentrait dans leur classe, notre institutrice nous avait demandé de rester sagement en rang devant le temps qu’elle aille parlait avec quelqu’un. Sauf que des garçons ont commencé à faire les idiots et a rentré dans la classe en courant, ils ressortaient et re-rentré. En voyant l’institutrice revenir j’ai voulus les prévenir et je suis sortit du rang en rentrant dans la classe. Evidement je me suis fait prendre et les garçons étaient déjà retournés à leur place l’air de rien. Elle m’a donné une tape sur les fesses en me disant que ce n’était pas bien qu’il fallait que j’obéisse. J’avais un sentiment d’injustice car je n’avais rien fais de mal. 
Sentiment d’injustice qui est revenu au collège, lors d’un cours de sport. On faisait volley dans le gymnase. J’étais avec trois amies et à chaque fois que notre ballon atterrissait vers un groupe de garçon, ceux la nous l’envoyé à l’opposé de la où on était. A un moment j’en ai eu marre de tout le temps courir après notre ballon et lorsque le leur est arrivé vers nous, je l’ai pris et j’ai fait pareille, j’ai donné un coup de pied dans le ballon le propulsant sur les tapis de saut en hauteur. La prof m’a vu, à crié qu’on ne devait pas faire ça et m’a dit de prendre mes affaire et de terminer l’heure en permanence. J’étais assez mal en allant à la vis scolaire, c’était la première fois qu’on me renvoyer d’un cours. Sur le coup la pionne a crié :
« Quoi ?! Et pourquoi ?
-J’ai pas rendu la balle à un autre groupe, je l’ai envoyé à l’autre bout du gymnase…
-C’est tout ?... Juste pour ça ? Elle est un peu bête ta prof… »
     J’ai pu terminer l’heure tranquillement sans devoir à faire. J’ai dessiné sur une feuille et discuté avec une fille. 
     Les autres renvois était du à un retard ou l’oubli d’un livre.

     Ma sœur Cléo, a toujours fait la réflexion à ma mère que je ne recevais pas assez de baffe. Que c’était la seule des trois à en avoir et que c’était sûrement pour ça que j’été comme ça. 
C’est vrai qu’elle n’a pas le même caractère que moi. En y pensant on est vraiment l’opposé. Dés qu’un virus traîne elle l’attrape et tombe malade, elle est beaucoup plus sensible que moi et pleur très souvent, dés que quelque chose ne va pas elle le dit, avec elle c’est clair est net. Elle fait plutôt attention à elle est a son corps et s’habille bien souvent en rose ou couleur clair. Alors que moi je tombe très rarement malade et quand c’est le cas ça dur une journée maximum. Je pleur très rarement et même si parfois je voudrais je n’y arrive pas. Si quelque chose ne va pas je préfère me taire et attendre que ça passe ou alors ignoré. De toute façon les discutions finissaient toujours de la même manière si on parlait, on est les enfants et on à pas son mot à dire, donc à quoi bon répondre ? Je me fou de mon corps et pour les vêtements je préfère le noir ou couleur sombre.
     Petite on ne s’entendait pas très bien. On était dans la même chambre, mais dés que des amies à elle venaient elle me mettait dehors. On se disputé pour tout et parfois se battait. Je me rappel la fois ou elle m’a mordu jusqu’au sang. Mais moi aussi j’été méchante, une fois avant de partir a Ajaccio je lui ai mis du poile a gratter dans le dos, je me rappel encore de la gifle que j’ai reçu. 
     On se chamaillait mais elle prenait toujours ma défense en primaire. Une fois des garçons étaient venu m’embêtait, elle m’a défendu en leur disant d’arrêter que j’été plus petite qu’eux. Bref à la fin c’est elle qui pleurait et plus personne ne comprenait. Elle s’est battu avec Julien aussi, le frère à Roxanne (une amie d’enfance) j’avais étais assez méchante se jour la on se disputé et j’ai traité Rox d’Handicapé. Elle a pleurait évidement (quand on est petit on est bête et méchant.) Il m’a frappé et m’a sœur est intervenu.    
J’étais jalouse en un sens. Déjà en tombant malade elle avait le droit de resté à la maison, moi je n’ai jamais raté un cours. Ensuite elle avait pas mal d’amie en dehors de la brigade et était souvent invité chez eux. Et puis même si elle pleurait souvent et que je la traité de chochotte, je l’envie pour ça. Elle pleur et dit se qui ne va pas. 
     Mais de la à dire que je n’ai jamais reçu de claque et que mes parents me laissaient tout passer elle se trompe. Je me souviens de pas mal d’événement où j’ai étais giflé ou gronder. Remontons un peu dans le temps, je ne pense pas que ça sera dans l’ordre chronologique mais les faits y seront quand même. 
Je me rappel d’un été où mes grands-parents étaient venu en Corse nous voir (une des rares fois.) On mangeait sur la terrasse du jardin et je suis monté à l’étage pour jouer. J’avais pris un cheval en plastique dur assez grand et je m’amuser sur la fenêtre de la chambre de mes parents. Je me rappel de ma mère qui me mettais en garde, me disant d’arrêter et que si le cheval tomber elle monterait. Bien sur ce fût le cas et il est tombé pas loin d’elle (ou sur elle je ne m’en rappel plus trop bien) tenant sa promesse elle est monté et de peur je me suis cacher sous le lit. Elle n’a pas réussi à m’attraper, je suis resté cinq minutes et, pensant qu’elle était partie suis ressortie de ma cachette. Elle était cacher derrière la porte et est revenue, elle m’a ‘frappé’ (entre guillemet car se n’était pas fort)  et m’a dis de redescendre dehors. En y réfléchissant bien je me dis que si je ne m’étais pas caché j’aurais pu être seulement grondé.
     Une autre fois fût quand je dessinais dans la chambre de Valérie. J’avais pris un feutre indélébile vert pour colorier. La feuille était trop fine et ça l’a traversé pour marquer le sol. Ma mère était en colère car ça faisait un moment qu’elle me demandé d’arrêter et de ranger et aussi parce que les sols étaient en gerflexe (donc pour nettoyer c’était la galère.) Donc on va dire que j’ai eu se que j’ai mérité.