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jeudi 11 juillet 2013

Chapitre 3: Chez moi 

             Je ne peux pas dire que la relation de mes parents soit l’amour parfait. Je n’ai pas le  souvenir que ça l’est été. Comme toute relation il y a des hauts et des bas. Ca a toujours été des disputes, des réconciliations, pour à nouveau se disputer. C’est une boucle sans fin.
            On peu se dire que si ça reste verbale c’est supportable et encore… Toute dispute fait souffrir. Seulement avec mes parents, cela ne rester pas verbal. La première fois je devais avoir cinq ans. Je m’en souviens comme si c’été hier. C’été en fin de journée, mes parents fêtaient leur anniversaire de mariage. On dînait tous ensemble dans le salon. A la fin du repas ma mère a demandé à ma sœur Cléo d’aller chercher des assiettes pour le gâteau. Quand ma sœur est revenue de la cuisine, mon père a commencé à la taquiner, à critiquer gentiment. Ma sœur l’a mal prit et ne semblait pas apprécier. Elle s’est mise à pleurer. Et la il en a remit une couche, ma mère c’est interposé entre les deux pour les faire arrêter. Mais après… Le ton est monté un peu plus haut cette fois entre ma mère et mon père. Ma sœur est monté dans sa chambre et Lilou, la plus grande, l’a suivie peu de temps après. Pourquoi je suis resté ? Je l’ignore. En attendant je l’ai ai vu. Je les ai vus se battre.
            Je n’ai pas le souvenir de qui a commencé à toucher l’autre en premier. Ce dont je me souviens c’est que ça s’est finit dans le petit hall de l’entrée. Et que mon père plaquer ma mère contre le mur. Et aussi qu’elle pleurait. Ce que j’ai fait ou dit après ? Je ne sais plus. Je m’arrête à cette vision. Après c’est le trou noir. 
  Ca ne c’est plus reproduit jusqu'à notre déménagement sur Bézier. Seulement après ma mère trouvait comme excuse la dépression de mon père. Il était peut être malade (d’ailleurs je ne sais pas pourquoi je parle au passé) mais il était conscient de se qu’il faisait ou disait. Il savait très bien que c’était blessant et très méchant. S’il ne savait pas quoi dire d’autre, il n’avait qu’à se taire. Je n’ai jamais pu lui pardonner son comportement. 
Il s’est soigné bien sur. Enfin… Pas si bien que ça puisqu’il est encore malade après toute ses années. Comment pourrais-je lui pardonné quand vers dix, onze ans, on voit l’intérieur d’un hôpital psychiatrique (HP) pour rendre visite à son père qui, volontairement, c’est fait interner ? Alors que l’âge minimum pour entrer dans les locaux et la chambre est de quatorze ou seize  ans.
            Pendant une période chaque semaine avec ma mère on faisait le trajet, trois heures de route, pour monté jusqu'à Bastia et lui rendre visite. Après il a été a Castellucio, sur Ajaccio, on avait qu’une heure trente de route. Mais il n’y a rien de très motivant d’y allé, de voir tout les malades, d’attendre et souvent de finir par se faire envoyé chier par mon père. Sur Bézier, Montpellier et Bouc Bel Air, le tempérament de mon père s’est un peu calmé quand on allé le voir. Seulement après, c’été à la maison le pire. Soit il dormait toute la journée (et la encore ma mère trouver l’excuse des médicaments) soit il été réveiller et ne parlait pas sauf pour hurler. Et c’été principalement ma mère qui été la cible. Alors qu’elle à toujours tout fait pour l’aider et que malgré les problèmes et la souffrance qui lui faisait elle est toujours resté avec et elle na l’a jamais critiqué.
            A Bézier, j’été seule avec ma mère et mon père. Ma plus grande sœur Lilou, est restée en Corse avec son copain. Cléo, été revenu avec nous, mais elle est allé vivre en internat et les week end elle retourné vivre chez ma plus grande sœur. Le dépaysement et la maladie de mon père la rendait malade, alors c’été préférable pour elle d’y retourné.  
  De nombreuse fois j’ai entendu ma mère pleurait seule dans sa chambre. A essayé d’étouffer ses sanglots dans un coussin pour ne pas qu’on l’entende. Mais bon… A Sartène ou à Bézier, les toilettes étaient justes à côté de la chambre de mes parents et même en passant simplement devant la porte je l’entendais. Seulement je restais devant la porte, avec une boule dans la gorge. Je ne savais pas se que j’aurais pu lui dire ou faire pour la réconforter. Peut être aurais-je dû juste me mettre à côté d’elle et attendre. Mais j’avais trop peur d’entrer. Trop peur de lui dire que je l’avais entendu. Généralement se sont les parents qui réconfortent leur enfant et non l’inverse.
  En fait je crois que l’état de mon père c’est encore plus dégrader le jour où ils ont décidé de lui faire des électrochocs. Ca l’a rendu amorphe et lui a enlevé tout sentiment. Enfin je ne vais pas m’éterniser la dessus.

mercredi 10 juillet 2013

Chapitre 2 : Mon enfance 

     Comment j’étais enfant ? On me l’a souvent demandé. En faisant cours je dirais que j’étais comme tous les enfants. Mais vu que je suis la pour parlé de moi je vais faire un peu plus long. Pour me définir enfant, je dirais que j’étais plutôt casse-cou. Assez calme et non turbulente à l’école ou chez moi.  Mais j’aimais prendre des risques (même si enfant je ne m’en rendais pas compte.) J’aimais les jeux de garçon plus que ceux pour les filles. C’était bien plus marrant de construire des cabanes, grimper dans les arbres, faire du vélo et du squat, plutôt que de jouet à la poupée ou à la dînette toute la journée. 
     Je ne pleurais pas beaucoup c’est vrai. Ma mère m’a raconté que lorsque j’étais petite, je voulais la suivre dans la salle de bain, elle ne voulait pas que j’y aille avec elle et a fermer la porte, j’ai  à peine pleuré, quand elle a rouvert quelque minutes après elle s’est rendu compte que j’avais les mains coincé dedans. Elle s’est affolée bien sur. Le médecin la rassuré en lui disant qu’il n’y avait rien de grave, même si les doigts étaient écraser ce n’était que du cartilage et ça se reformerais sans laisser de séquelle. 
     Je tombais et me relever aussi vite sans laisser de larmes. Je me disais que pleurais c’était pour les filles et les « chochottes » (il faut dire qu’à cette époque j’été plutôt garçon manqué.) Je ne me suis jamais plainte. Pour preuve lorsque je me suis casser le poignet je n’ai rien remarqué sur le moment. J’avais à peine mal, ce n’est que plus tard que j’ai vu qu’il y en avait un plus gonfler que l’autre. Il faut dire qu’a un moment je faisais pas mal de chute sur le même poignet. En sautant d’une balançoire, jouant dehors ou en cours de récréation. Quand j’ai montré mon bras à ma mère elle m’a conduite de suite aux urgences à Sartène pour faire une radio. Une fois faite, le médecin à dit que c’était bien casser et qu’il fallait me plâtrer le bras. 
     Il y a eu aussi cette chute en jouant dehors. Il y avait une pente en goudron où on faisait du squat ou des descentes en vélo, c’était plutôt marrant à plusieurs. Ce jour la je voulais essayer le squat d’une amie qui avait un guidon avec un petit volant. Je suis descendu à toute vitesse sans me soucier du moindre danger. Le problème c’est qu’à la fin de la pente il y avait une grille pour l’évacuation de l’eau et qu’à un endroit elle était un peu plus haute que la route. Je n’y avais pas fait attention et je n’ai pas pris la peine de freiner. Evidemment je me suis prise cette bosse. J’ai fais un petit vole planer et j’ai atterrit la tête la première dans le goudron. Sur le coup j’ai rigolé en disant que tout aller bien que je n’avais pas mal. Une amie à ma sœur m’a dit que je saigner, je me suis alors toucher le menton et en regardant ma main j’ai vu plein de sang. C’est après que j’ai pleurais. On a couru chez moi et appeler ma mère qui était dans la cuisine. Elle à eu peur sur le cou. Elle a désinfecté la plaie et a mis un pansement. J’avais vraiment peur d’avoir des points de sutures. Mais au final ça à très bien cicatrisé sans. Bien sur ça m’a laissé une cicatrice sous le menton. 
     J’ai dis que j’étais calme ? Bien sur, en apparence. Je pouvais être une vraie peste si on m’embêtait. Ma mère m’a toujours appris de ne pas chercher les problèmes et surtout de ne pas frapper la première. Sur ça je l’ai toujours écouté. Seulement une fois frapper rien ne m’empêchait de me défendre. 
     La première fois où j’ai eu des problèmes c’était à Sartène. Une plus grande que moi m’embêtait. Et ne sachant comment me défendre je lui ai lancé une pierre (assez petite je vous rassure) sur la tête. Ca mère est allé voir la mienne pour se plaindre parce que j’avais fait saigner sa fille. Lorsque  ma mère m’a demander pourquoi j’avais fait ça je lui ai expliqué (je ne me souviens plus les détails exact je devais avoir 5ans) Mais je n’ai pas eu d’autre ennui avec elle.
     Il y a eu aussi avec Gislain. C’était lors d’une fête à la brigade. On jouait dehors et faisait semblant de se battre, se prenant pour les power-rangers. Sauf que lui ne retenaient pas ses coups et qu’à force il me faisait mal. Je lui ai dis mais ne m’a pas écouter, alors à un moment je me suis énervé et je l’ai frappé assez fort dans la cuisse (plutôt le pli de laine). Il s’est tout de suite calmé et on à arrêter de jouer. Ce que je comprends bien car il à du souffrir, j’avais des sorte de rangers coquer au bout. Je m’en rappel de ses bottes elles étaient super belle. Montante jusqu’au mollet avec une petite bride en haut et noir. Seulement comme j e l’ai dis le bout était rembourré en fer. Aïe. Le lendemain ça mère a appelé la mienne sur le parking en disant que c’était inacceptable. J’en rigole encore qu’en j’y pense. Elle a baissé le pantalon de son fils, se retrouvant en slip sur le parking de la brigade, pour lui montré le bleu qu’il avait à cause de moi. Elle m’a demandé pourquoi j’avais fait ça, lorsque je lui ai expliqué la mère du garçon à dit qu’alors il avait eu se qu’il méritait parce que c’été un garçon et qu’il ne devait pas faire mal aux filles.
     Après il y a eu Johanne. Un garçon plus petit que moi. C’été un peu les mêmes circonstances qu’avec Gislain. On avait fait des groupes et jouait à se battre. Gentil contre méchant. Seulement Johanne se croyait autorisait à faire mal parce qu’il était plus jeune. Je l’ai alors poussé. Il a couru en voulant fuir et est tombé dans une pente d’herbe pas très haute. Il s’est agrippé et m’insulter. Au lieu de l’aider à remonter pour ne pas qu’il ai à faire tout le tour pour revenir j’ai fait rouler une pierre sur lui. Il à pleuré un peu et s’est très vite arrêter. Il a sûrement rien dit à sa mère car la mienne n’a pas eu d’écho de cette histoire. En y repensant j’aurais pu lui faire bien plus mal. La pierre était assez grosse, sur ça tête ça aurait pu l’assommer.
      Houlà ! Avec toutes ces histoires je vais me faire passer pour un démon. Mais vous êtes témoin, la règle « ne frappe pas en première » à été respecté dans tout les cas. Donc c’est de la légitime défense. Mais c’est vrai qu’en y repensant j’aurais pu agir autrement. )
      A l’école ? Les profs reprochaient toujours mon écriture trop petite et trop illisible, j’ai été chez une orthophoniste mais ça n’a rien amélioré. Sur les bulletins il y avait toujours noté que je ne participais pas assez à l’oral et que j’étais trop effacer dans la classe. C’est mon caractère, je n’aime pas parler. Et puis j’avais toujours peur de dire une bêtise alors je préféré ne rien dire ou murmurais ma réponse à l’amie qui été à côté. Souvent bien sur elle le disait fort et lorsque c’était juste elle me disait « t’es bête pourquoi tu l’as pas dis ? » 
     Il faut dire que les profs me font peur. A la maternelle je me rappel en début d’après midi alors que tout le monde rentrait dans leur classe, notre institutrice nous avait demandé de rester sagement en rang devant le temps qu’elle aille parlait avec quelqu’un. Sauf que des garçons ont commencé à faire les idiots et a rentré dans la classe en courant, ils ressortaient et re-rentré. En voyant l’institutrice revenir j’ai voulus les prévenir et je suis sortit du rang en rentrant dans la classe. Evidement je me suis fait prendre et les garçons étaient déjà retournés à leur place l’air de rien. Elle m’a donné une tape sur les fesses en me disant que ce n’était pas bien qu’il fallait que j’obéisse. J’avais un sentiment d’injustice car je n’avais rien fais de mal. 
Sentiment d’injustice qui est revenu au collège, lors d’un cours de sport. On faisait volley dans le gymnase. J’étais avec trois amies et à chaque fois que notre ballon atterrissait vers un groupe de garçon, ceux la nous l’envoyé à l’opposé de la où on était. A un moment j’en ai eu marre de tout le temps courir après notre ballon et lorsque le leur est arrivé vers nous, je l’ai pris et j’ai fait pareille, j’ai donné un coup de pied dans le ballon le propulsant sur les tapis de saut en hauteur. La prof m’a vu, à crié qu’on ne devait pas faire ça et m’a dit de prendre mes affaire et de terminer l’heure en permanence. J’étais assez mal en allant à la vis scolaire, c’était la première fois qu’on me renvoyer d’un cours. Sur le coup la pionne a crié :
« Quoi ?! Et pourquoi ?
-J’ai pas rendu la balle à un autre groupe, je l’ai envoyé à l’autre bout du gymnase…
-C’est tout ?... Juste pour ça ? Elle est un peu bête ta prof… »
     J’ai pu terminer l’heure tranquillement sans devoir à faire. J’ai dessiné sur une feuille et discuté avec une fille. 
     Les autres renvois était du à un retard ou l’oubli d’un livre.

     Ma sœur Cléo, a toujours fait la réflexion à ma mère que je ne recevais pas assez de baffe. Que c’était la seule des trois à en avoir et que c’était sûrement pour ça que j’été comme ça. 
C’est vrai qu’elle n’a pas le même caractère que moi. En y pensant on est vraiment l’opposé. Dés qu’un virus traîne elle l’attrape et tombe malade, elle est beaucoup plus sensible que moi et pleur très souvent, dés que quelque chose ne va pas elle le dit, avec elle c’est clair est net. Elle fait plutôt attention à elle est a son corps et s’habille bien souvent en rose ou couleur clair. Alors que moi je tombe très rarement malade et quand c’est le cas ça dur une journée maximum. Je pleur très rarement et même si parfois je voudrais je n’y arrive pas. Si quelque chose ne va pas je préfère me taire et attendre que ça passe ou alors ignoré. De toute façon les discutions finissaient toujours de la même manière si on parlait, on est les enfants et on à pas son mot à dire, donc à quoi bon répondre ? Je me fou de mon corps et pour les vêtements je préfère le noir ou couleur sombre.
     Petite on ne s’entendait pas très bien. On était dans la même chambre, mais dés que des amies à elle venaient elle me mettait dehors. On se disputé pour tout et parfois se battait. Je me rappel la fois ou elle m’a mordu jusqu’au sang. Mais moi aussi j’été méchante, une fois avant de partir a Ajaccio je lui ai mis du poile a gratter dans le dos, je me rappel encore de la gifle que j’ai reçu. 
     On se chamaillait mais elle prenait toujours ma défense en primaire. Une fois des garçons étaient venu m’embêtait, elle m’a défendu en leur disant d’arrêter que j’été plus petite qu’eux. Bref à la fin c’est elle qui pleurait et plus personne ne comprenait. Elle s’est battu avec Julien aussi, le frère à Roxanne (une amie d’enfance) j’avais étais assez méchante se jour la on se disputé et j’ai traité Rox d’Handicapé. Elle a pleurait évidement (quand on est petit on est bête et méchant.) Il m’a frappé et m’a sœur est intervenu.    
J’étais jalouse en un sens. Déjà en tombant malade elle avait le droit de resté à la maison, moi je n’ai jamais raté un cours. Ensuite elle avait pas mal d’amie en dehors de la brigade et était souvent invité chez eux. Et puis même si elle pleurait souvent et que je la traité de chochotte, je l’envie pour ça. Elle pleur et dit se qui ne va pas. 
     Mais de la à dire que je n’ai jamais reçu de claque et que mes parents me laissaient tout passer elle se trompe. Je me souviens de pas mal d’événement où j’ai étais giflé ou gronder. Remontons un peu dans le temps, je ne pense pas que ça sera dans l’ordre chronologique mais les faits y seront quand même. 
Je me rappel d’un été où mes grands-parents étaient venu en Corse nous voir (une des rares fois.) On mangeait sur la terrasse du jardin et je suis monté à l’étage pour jouer. J’avais pris un cheval en plastique dur assez grand et je m’amuser sur la fenêtre de la chambre de mes parents. Je me rappel de ma mère qui me mettais en garde, me disant d’arrêter et que si le cheval tomber elle monterait. Bien sur ce fût le cas et il est tombé pas loin d’elle (ou sur elle je ne m’en rappel plus trop bien) tenant sa promesse elle est monté et de peur je me suis cacher sous le lit. Elle n’a pas réussi à m’attraper, je suis resté cinq minutes et, pensant qu’elle était partie suis ressortie de ma cachette. Elle était cacher derrière la porte et est revenue, elle m’a ‘frappé’ (entre guillemet car se n’était pas fort)  et m’a dis de redescendre dehors. En y réfléchissant bien je me dis que si je ne m’étais pas caché j’aurais pu être seulement grondé.
     Une autre fois fût quand je dessinais dans la chambre de Valérie. J’avais pris un feutre indélébile vert pour colorier. La feuille était trop fine et ça l’a traversé pour marquer le sol. Ma mère était en colère car ça faisait un moment qu’elle me demandé d’arrêter et de ranger et aussi parce que les sols étaient en gerflexe (donc pour nettoyer c’était la galère.) Donc on va dire que j’ai eu se que j’ai mérité.