Je me sens vraiment mal. J’ai mal à l’estomac et j’ai comme une sorte de boule au fond de la gorge. Et aussi une envie de vomir. Mais je n’y arrive pas. L’autre jour j’ai essayé, mais rien n’est sortit. Juste de l’eau et un peu de bile.
Je suis trop mal, j’essais de respirer, de rester en mais ça ne passe pas. Je me dégoûte ! J’ai enfin compris se que je faisais ou du moins réaliser. Pourtant hier quand ma main était pleine de sans, ça ne m’a rien fait. Mais là, je ne sais pas…
Je ne sais pas à qui en parler. De toute manière je ne veux pas vraiment en parler. Qu’est se que je dirais ? Et à qui ?
Je pense très souvent au suicide. Surtout en se moment avec mes parents qui deviennent encore plus fou qu’avant. Mon père qui s’emballe seul pour des stylos qu’il perd et qui nous accuse. Ma mère qui demande des choses sans jamais finir ses phrases et qui s’emballe après parce qu’on ne le fait pas ou ne comprend pas. Ou encore lorsqu’on lui dit quelque chose et qu’elle le comprend autrement.
Il y a aussi ma sœur…Elle ça dépend vraiment de ses périodes. Le plus souvent quand elle me fait vraiment chier c’est lorsqu’elle est avec Ange, son copain. Elle se prend pour une reine et se crois tout permis.
Et moi je crois que je deviens de plus en plus folle. Je le suis sûrement pour faire se que je fais. Même si c’est par rage et par manque de cran de passé à l’acte. Je n’arrive même plus à penser. Ou alors, à l’inverse, les penser se bouscule dans ma tête et à force ça me donne mal au crâne.
Comment redevenir normal ? L’ai-je été un jour, ce que je sais plutôt, du moins se que je crois, c’est que le jour où je quitterais cet environnement tout ira mieux. Du moins je l’espère…
J’ai envie de fermer les yeux, de dormir et de tout oublier, de dormir pour l’éternité même parfois. D’un côté tout oublier ça va être dur, tout le monde doit vivre avec son passé. (Plus ou moins vieux)
En plus en se moment je stress trop… En avril je passe le brevet des cadets et je n’arrive pas à me concentré, pas à apprendre ou même simplement à lire. Et demain aussi je passe le parcours sportif à Vitrolles et je ne sais pas du tout comment ça va se passer…
Mercredi 9 avril 2003 :
Je me mets à jour dans mes devoirs. Vers deux heures de l’après midi ma mère rentre. Elle me fait chier pour que je range ma chambre et crie tout le reste de la journée. C’est toujours les mêmes histoires quand elle est de repos et qu’on reste à la maison.
Une fois tout nettoyer je vais me doucher. Je prend mon pyjama et met mon cutter dedans. Je l’avais nettoyer il n’y a pas longtemps, parce que la lame était toute oxydée. Le seul problème c’est que maintenant elle coupe presque plus. Je cherche dans le tiroir d’autres lames. Je sais qu’il doit y en avoir, j’en ai déjà vu quand je cherché autre chose. Je finis par trouver deux petits paquets de lame de cutter dans le tiroir de mon père. Il doit y en avoir une dizaine dans chaque paquet. J’en prend un, de toute manière personne ne s’en sert, on ne remarquera pas sa disparition.
Je change la lame et pose les réserves dans ma boite. Que je cache au fond de mon armoire. Je retourne dans la salle de bain et m’enferme.
Je m’entaille le poignet, j’appuie comme avec l’ancienne lame, seulement j’ai oublié que celle la était neuve. La blessure est profonde. On peut voir un peu la graisse en dessous. Le sang coule beaucoup plus que d’habitude. Je regarde les gouttes tomber dans l’évier durant cinq minutes et finit par prendre peur. Je compresse dix minutes pour que ça s’arrête et désinfecte. Je mets une compresse avec une bande.
Lundi 14 avril 2003 :
« Arrête de trembler »… « Concentre toi »… Se sont les mots que je me répète pour écrire ces quelques lignes. Bientôt minuit… Je me suis accroupi dans ma chambre et j’ai allumé une bougie. Sa lumière est douce, il fait noire sans que se soit la nuit.
Dire que samedi tout se dérouler à peu prés bien. Avec ma mère et Cléo, nous avions été voire pour les robes de marier. Cléo en à trouver une belle d’ailleurs. Mon père lui, n’a pas voulus nous suivre. Il à préféré allé chez Laurent voir l’ordinateur (quand c’est pour les autres hein !)
Le lendemain il a fait un scandale dés le matin. Criant sur ma mère, insultant tout le monde. Il a finit par partir dans sa chambre et ne voulait pas ouvrir la porte. En gros il a fait la même scène que sur Béziers.) Ma mère a essayait d’ouvrir, frappant dans la porte, le suppliant d’ouvrir. Je m’y suis même mise. Et se n’est pas si simple de fracasser une porte, surtout sans élan…
Finalement au bout de vingt minutes mon père se lève tranquillement du lit, ouvre et part se recoucher, comme si de rien était. Ca me fou vraiment la haine son comportement. Je n’ai qu’une envie le tuer !
Ce matin, ou devrais-je dire midi (quoi que se matin il s’est engueuler avec ma mère) bref…ce midi ma sœur lui a dit tout se qu’elle pensait de lui. Que c’était un conard, un con, qu’il était fou et qu’elle ne lui pardonnerait jamais.
Lui, comme un pauvre abrutis à été lui faire du chantage (mais qu’est se qu’il pouvait dire il avait tors.) Il écouter et déformer tout se qu’elle pouvait dire. Disant toujours la même chose, « t’es une ingrate », « tu as eu l’inspiration divine » ou encore « t’es qu’une menteuse », celle la c’est ça préféré quand même. Dès qu’on dit quelque chose qu’il ne pense pas, on ment forcement.
Il à tout de même finit par se taire et partir s’enfermer dans sa chambre. Mais se soir…
Ma mère dort dans le salon depuis samedi soir. Ce soir on à regardé la télé et ma sœur à finit par pleuré. Bref… A la fin du film je pars chercher Nuts (le chat) qui est encore dehors. Je remonte en espérant que ça ira. Mais mon père à laisser la télé et la lampe de sa chambre allumé. Ma mère part lui demander d’éteindre mais il n’écoute pas (il doit être encore shooté aux médicaments.) On cherche alors le fil électrique qui relie la chambre au salon, mais sans succès. Il se décide quand même à ouvrir. Ma mère entre et va lui parler. A ce moment je suis dans ma chambre accroupis derrière la porte.
Je pleure… Mon père est un vrai conard, ma mère aura beau dire qu’il est malade, c’est la vérité. Après tout ce qu’il à dit ces jours i ou même avant, je ne lui pardonnerais pas. Même toutes les fois où il à frapper ma mère.
Je n’ai qu’une envie me couper ! Prendre mon cutter qui est dans sa boite et me taillader les veines. Laisser enfin couler à flot se sang qui coule au goutte à goutte depuis presque deux ans. En finir avec la vie. Quelle vie de toute manière ? Elle ne sera pas longue. Ca je le sais.
Je ne le ferais peut être pas se soir. Mais je le ferais, un jour… C’est si simple ! Une lame neuve et un fond d’eau dans le lavabo. Une simple entaille suffirait. Il faut juste que j’appuis un peu plus fort sur la lame. Ou bien que j’en face plus d’une.
De toute manière qui le remarquera ? Pas grand monde. Les filles de ma classe ne se rendent même pas conte lorsque je suis absente. Je ne suis pas intégré dans leur groupe. Elles m’auront vite oublié.
Mes parents ? Pff…C’est à cause d’eux si j’en suis arriver la ! Mon père et sa fameuse dépression. Se comportant comme un gamin durant ses périodes euphoriques et hurlant ou dormant durant l’autre période. Ma mère, qui n’est pas assez forte pour le quitter. Si je devais compter toute les fois où elle l’a dit sans jamais le faire. Je me réjouissais qu’elle y pense ses jours ci et j’essayais de l’encourager, sauf qu’elle ne le fera pas. Elle aime encore mon père, je me demande bien pourquoi, ou plutôt comment ? Comment peut on aimer un type comme ça ?
A cause de lui, ma sœur Cléo qui n’a que 19ans, fait une dépression. Ma mère n’en peut plus et moi…Pff ! Ca fait bien longtemps que je ne m’occupe plus de moi. Que je n’ai plus envie de rien. Je mange presque plus et mon poing est recouvert de cicatrices (qui ne se sont même pas encore cicatrisé, vu que e les rouvres à chaque fois.)
La vie n’est que douleur, souffrance et pleur !
« Non, elle ça va elle est forte.»
C’est se qu’on dit en parlant de moi. C’est l’image que je donne. Une fille sérieuse, plutôt réservé. Et pour quels raison ? Ils me font rire ! Comme s’ils pouvaient savoir !
Je repense souvent à une phrase que me dit à chaque fois (ou du moins souvent) Julia, une fille de ma classe :
« Xel ! Sourit t’es pas morte ! »
Je la regarde et me force à sourire en répondant que je le sais. Je sais ? Tu parles ! Ils ne me voient que de l’extérieur. Mon âme est morte depuis fort longtemps. Je suis morte de l’intérieur. Mon cœur bat mais ne réagit pas. Il est glacé.
Morte je rendrais service à de nombreuses personnes…
Mercredi 16 avril 2003 :
Je me suis coupé, deux fois sur le poignet. J’ai ouvert l’eau du robinet et boucher le fond. J’ai mis ma main blesser dans l’eau et j’ai regardé les gouttes tombaient lentement au fond.
Quand l’entaille est profonde ça coule rapidement. Quand c’est moins profond, la blessure dégage (je ne sais pas trop si le verbe est approprié) de toute petites gouttes de sang, qui partent une à une.
Je trouve ça jolie à regarder, cependant je tremble. J’ai mal à la tête. Sûrement parce que j’ai encore rien manger.
Je vide l’évier et compresse avec des mouchoirs que je mets au fond de la poubelle. Je cache mon poignet avec mes deux bracelets.
Je pars un peu sur l’ordinateur et retourne dans ma chambre lire la suite de mon livre. Le soir quand ma mère rentre elle vide al poubelle de la salle de bain et demande qui à ses règle. Je sors de ma chambre avec le cœur qui bat, j’ai oublié de nettoyer ? L’évier ? Le sol ?
« Pourquoi ?
-Parce qu’il y a des mouchoirs avec du sang dans la poubelle. »
Merde ! Pourtant je les ais mis au fond. N’importe quoi, raconte un truc ! Cléo répond que se n’est pas elle, moi ça s’est terminé la semaine dernière.
« Heu…Non en fait j’ai saigner du nez tout à l’heure. »
Pourquoi ça ? Je ne sais pas trop. C’est la première chose qui me passé par la tête. Et puis l’autre soir j’avais saigné alors bon…
Ca m’a fait bizarre de mentir. Mais vu qu’elle ne se doute de rien ça va. J’aurais du répondre quoi hein ? « Oui c’est normal je me suis tailladé le poignet comme je le fais depuis presque deux ans ? » Je ne pourrais jamais lui dire. Ni à une autre personne d’ailleurs. Qu’est se qu’ils y comprendrait ? Rien ! Sauf que je suis folle. Remarquez c’est facile de tout mettre sur la folie. Mais mentir c’est encore plus facile et ça fait moins mal.
Mardi 6 mai 2003 :
J’ai recommencé à me taillader sur les épaules et les omoplates. Mais c’est vrai que c’est bientôt l’été alors je fais surtout sur les poignets comme ça je peux le cacher avec mon bracelet en perle pour le gauche et deux petits pour le droit.
Se soir j’y suis peut être allé un peu fort. Je me suis fait trois coupures plutôt profondes au poing gauche. J’ai mis de l’eau au fond de l’évier pour que se soit plus facile à nettoyer. Ensuite j’ai regarder couler mon sang dedans, a sec c’est bien aussi. Et quand la coupure est profonde ça coule beaucoup plus vite. Et s’il y en a trois…
J’aurais pu rester des heures comme ça. Regardant petit à petit mon corps se vidant de son sang. Se sang qui donne la vie. Se sang si précieux. C’est difficile à croire que ça puisse apaiser autant.
J’ai lu sur un site qui parle du sujet un membre qui disait qu’en fait le fais de perdre son sang faisait baisser la tension et que c’était pour ça que certaine personne trouver ça apaisant.
Lundi 12 mai 2003 :
Pourquoi faut-il que mon père soit aussi con, pourquoi personne ne comprend ? Pourquoi ai-je peur de moi, peur de se que je fais, de se que je vais faire et pourrais faire encore ?
A chaque fois c’est plus profond, plus sanglant ! Ca me fait peur, peur de pouvoir voir ma chaire à travers les plaies. Peur qu’on puisse le découvrir. Les plaies sont plus nombreuses qu’avant, plus profondes. Plus étendus sur mon corps : poignets, épaules, omoplates. Ca commence à faire beaucoup.
Je tremble… J’arrête plus. Je n’arrive plus à penser à autre chose. C’est horrible ! Et la journée a été horrible. D’abord ma mère se matin qui gueule presque dès le réveil. Puis mon père. Et mon scouteur qui est tombé en panne au milieu de la route. Et de nouveau mon père qui m’a fait chier à midi et se soir. Pourtant je lui ai dis qu’il m’énervé, qu’il arrête. Mais il comprend rien et insiste.
Mais tout à l’heure…c’était trop ! J’étais sur un forum et poster un message. Il est venu derrière moi pour voir se que je faisais. J’ai vite baisser la fenêtre et lui ai dis d’arrêter de lire, de partir de derrière que je n’aimais pas ! bien sur on s’est engueuler. J’ai tout quitté et suis partis dans ma chambre. De toute façon il ne comprend rien !
Je le hais pour se qu’il est. Depuis longtemps en fait. J’en suis venu à ne plus le considéré comme mon père. Mais juste un pauvre type que je voudrais tuer à chaque fois que je le vois ou l’entend…
Ma journée a été désastreuse…je voulais vraiment en finir. Mais c’est pour plus tard…de toute façon je ne cherche pas la mort. Juste la délivrance, la paix. Qu’on voit que j’ai souffert et que c’est à cause d’eux. De leur comportement !
Pourquoi putain ! Merde, j’ai la rage contre mes parents, j’en viens à ne plus rien manger à table. J’ai mal à la tête, quand je me lève j’ai l’impression que je vais tomber, je vois trouble, ma tête tourne… quand quelqu’un me parle, j’ai l’impression que mes oreilles vont éclater, les mots sont beaucoup trop fort. Je saigne souvent du nez aussi et je sais même pas pourquoi.
Je crois que ce que je hais surtout envers mes parents c’est qu’ils m’ont crée. Pourquoi ça hein ? Pour dire « regardez c’est notre fille » et la délaissé ensuite, ne pas voir ses problèmes, ne pas l’entendre quand elle appel… ok j’hurle en silence mais parfois j’en ai marre. Même si j’ai peur qu’on découvre parfois j’aimerais.
Intéressant, l'intérêt est qu'on à la vécu à chaud, sans recul, brute. On sens bien l'ambiance malsaine de la famille. Dans ce genre de cas je ne peux pas déterminer si le problème est entièrement dû aux parents, ou si certains problème biologiques jouent aussi. C'est facile de s'identifier à certaines partie, même pour quelqu'un ayant une vie nettement plus facile comme moi.
RépondreSupprimerIntéressant, l'intérêt est qu'on à la vécu à chaud, sans recul, brute.
RépondreSupprimer_________________
Oui c'était un peu le but.
Et puis aussi parce que ya des moment ou j'avais vraiment pas envie de tout synthaxer ^^'
Mais bon c'était surtout pour mettre un coté un peu brute....
L'ambiance a jouer beaucoup je pense. J'allais quand meme mieux lorsque je me suis éloigner, que se soit en hospit' ou aprés dans mon chez moi :)
Mais bon, je me suis dit longtemps qu'une fois partit tout irait mieux mais au final il n'y avait pas que ca.