En juin Angie passe en commission de rattrapage. Normalement elle devait dormir chez moi, mais au final c’est moi qui suis allé chez elle.
On s’est baigné dans sa piscine l’après midi. J’avais peur qu’elle remarque quelque chose. Je lui faisais confiance mais on ne se connaissait pas encore assez pour parlé de se sujet.
On a nagé un peu et on s’est arrêté sur le bord de la piscine. La on a discuté pendant presque deux heures et on s’est attraper un coup de soleil sur les bras.
On est partie dans sa chambre et on a parlé un peu de tout. De la prof d’SMS qui avait été trop conne, du voisin d’Angie qui s’est suicidé en septembre et après on est partie sur le sujet du suicide.
Je me disais qu’elle avait peut être un an de moins que moi, mais que pour son âge elle été plutôt mûr. J’hésitais à lui dire que j’y pensais, à lui dire que je me blesser. Après réflexion, je me suis dis que ce n’était pas la peine. Ensuite nous somme allé manger dehors avec ses parents, je me rappel qu’il y avait des artichauts et qu’avec Angie on a fait un troc je lui ai donné le cœur et elle ses feuilles.
Le soir on a parlé de tout et n’importe quoi. Ca m’a fait bizarre d’ailleurs. Au début j’avais peur d’y allait. Je me disais « mais de quoi on va parler ? » Après elle m’a avoué qu’elle pensait la même chose. Et au final on arrivait plus à se taire.
En y repensant c’est marrant. Je n’avais jamais imaginé que je deviendrais amie avec Angie. En début d’année je ne connaissais personne mise à part ma sœur qui m’avait montré la salle. Mais dans la classe, quand je l’ai regardé je me demandais bien où j’avais atterrit, elles étaient si… Bavarde et immature. Ca ne me donné vraiment pas envie de les connaitre. Ni de faire un pas vers elle.
C’est pendant un cours d’ECJS (éducation civique juridique et sociale) que j’ai fait connaissance avec Angie. On devait faire un travail en groupe de quatre maximum, seulement moi je ne connaissais personne et donc je n’avais pas de groupe. La prof me demanda avec qui j’été. Ensuite elle demanda à Angie et Hélène si ça ne les déranger pas. Angie répondit que non. Je déplace donc mes affaires devant leur table. On devait travailler sur les familles monoparentales, l’homoparentalité et le PACS.
J’avais trop peur de déranger, je ne sais pas, elles avaient l’air de se connaitre depuis longtemps et moi je m’incrusté comme ça, en plus on devait travailler ensemble. Nous nous somme répartit les tache chacune de nous avions un thème à traité, comme on été trois et qu’il y avait trois thèmes c’été plutôt pratique.
Un mercredi matin je me sentais vraiment mal. On travailler sur notre partie quand Angie se retourna. Elle me demanda si ça allait et me dis que j’été plutôt pale, je m’été efforcé de sourire et de répondre
« Ouais ça va j’ai mal au ventre c’est tout »
Peu de temps après la prof me demanda si ça allait et me dis d’aller prendre un peu l’air dehors. Comme il n’y avait pas d’infirmerie, une fille me passa deux cachets pour le ventre. Je sortis donc avec Angie en direction des WC. Elle me fit bien rigoler, toujours à me dire, tombe pas hein ! Et me raconta sa journée au collège quand une fille avait fait un malaise en plein cours et que personne n’avait bougé.
Au final on a discuté ensemble de pas grand-chose mais j’ai trouvé ça sympa. Et plus tard on parlé sur le net. Je trouvais ça plus pratique parce qu’en cours on été jamais à deux.
D’un côté c’est nul qu’il n’y ai pas d’infirmerie le mercredi (on peu crevé dans se bahut) mais au moins ça fait faire des rencontre.
Pour fêter la fin de l’année, Angie fît une petite fête chez elle. C’été la troisième fois que j’été invité chez quelqu’un depuis mon arrivé sur Aix en Provence. La première fois ça me fit bizarre c’été lors de l’anniversaire de Julia, je ne connaissais personne et j’avais beaucoup de mal à parlé avec les autres filles. Mais je trouvais ça plutôt sympa.
Je stressé beaucoup avant d’allé chez Angie. J’avais commencé à me blesser sur le poignet droit et je cherché un moyen pour camouflé tout ça. Au final je me suis fait un deuxième bracelet en perle pour pas que l’on me pose de question ou regarde bizarrement.
Cela se passa à la fin du mois de juin. En milieu d’après midi je partis chez elle. J’avais eu du mal à retrouver le chemin mais au final je suis arrivé à bon port.
On a installé les tentes et le buffet. Il y avait quelques filles de la classe (Julia, Hélène et Adeline) et deux garçons que je ne connaissais pas.
On a fait nuit blanche c’été super sympa. J’ai discuté avec presque tout le monde. D’ailleurs Adeline m’a fait une remarque plutôt gentille en me disant qu’elle ne m’imaginait vraiment pas comme ça et que j’été sympa au final.
A quatre heures je me jetai dans la piscine et vers cinq heures du matin on est monté dans les tentes. On a jouait au carte pendant que Julia et Hélène chantaient des cantines pour enfants.
C’est la mère d’Angie qui nous a ramené sur Aix en fin de mâtiner.
C’est aussi au mois de juin que ma mère commença à voir que j’avais un problème. Elle a vu une griffe sur mon épaule alors qu’on sortait la chienne au parc. Au début elle s’est imaginé que c’été au lycée. Je lui ai dis que c’été sûrement le chat et que ça allait. Elle en à revus une plus tard, quand on sortait du cinéma. Ma sœur lui a dit que c’était en me frottant avec ma griffe métallique.
Plus tard, je lui dis que c’été sûrement en jouant avec les chats ou alors le chien. Elle commença cependant à se poser des questions. Le comble fut lorsque mon père rentra et lui tendit un magasine.
« Tiens je sais que tu aimes bien ce magasine, le dernier est sortit »
Psychologie magasine. Ca aurait été si sur la page de garde il n’y avait pas eu en gros titre « C’est adolescent qui se mutilent » Elle m’a regardé et dis :
« Ah ! Alors c’est ça que tu fais ?! »
Moi un peu paniqué, grand sourire nerveux.
« Ca va pas ! C’est les fous qui font ça ! »
Je pris le sujet à la rigolade. Ca lui été arrivé de trouver des mouchoirs plein de sang dans la poubelle de la salle de bain mais je répondais que j’avais saigné du nez.
« Ca t’arrive souvent en se moment…
« La chaleur peut être. »
Elle n’allait pas chercher plus loin. Mais avec ce magasine…Elle décida de m’amener voir le généraliste. Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas eu la même réaction que face à ma mère. Pourquoi je n’ai pas sourit et nié tout en bloc en faisant style que tout allé bien ?
J’été seul dans le cabinet. Ma mère attendait dans la salle d’attente. Pourquoi n’ais-je pas nier en disant que ma mère avait tout imaginé ?
Le médecin m’a demandé comment j’allais. Ma dis que contrairement à ma mère et ma sœur je parlais peu et n’exprimais pas mes sentiments. Elle m’a dit ce que lui avait raconté ma mère sur les griffes. Et après elle m’a demandé si elle pouvait voir. Je m’étais dis que depuis le temps c’été cicatrisé et qu’elle ne le verrait pas. Ce ne fut pas le cas. Heureusement qu’elle ne m’a pas demandé d’enlever mes bracelets car elle en aurait vu des plus récentes.
Elle s’assit à côté de moi et essaya de me parler. La seule chose à laquelle j’ai répondu était que je le faisais avec un cutter.
Ensuite, elle m’expliqua que j’été comme une cocotte minute. Que j’encaisser tout mais qu’il y avait une limite et que je me blesser lorsque c’été l’explosion. Que même si c’été superficiel le fait de faire cet acte été grave. Que c’été un signe de détresse.
« Ce que je veux savoir c’est la case avant, le pourquoi ? »
Parler ? Mais elle croit quoi ?! Que parler ça résout tout ? C’est débile, ça va faire deux semaines que je n’ai rien fait. Mes poignets cicatrisent (c’est bien la première fois d’ailleurs) et elle, elle veut que je réfléchisse. Ca me fait plus chier qu’autre chose. J’ai envie de recommencer. De…De prendre le cutter, enlever mes bracelets et…Me couper. Oui voir mon sang couler ça m’apaise et alors ?
« Tu trouves ça normal ?
-Ca dépend de ce que vous appelez normal »
La je lui ai posé une colle. Comme je l’ai marqué sur les pages précédentes « qu’est ce que la normalité ? »
Dans ce cas la des tas de gens ne sont pas normaux. Et est-ce qu’ils le savent ?
Non je ne veux pas ! Je ne veux pas d’aide, pas de pitié ou quoi que se soit d’autre. Je me débrouille très bien seule. Je ne suis pas folle. J’ai une conscience. Je différencie le bien du mal. Et qu’est ce qu’ils veulent toujours à vouloir analyser ? Ca ne sert à rien !
« Mais ça te perturbera toute ta vie. »
Et après. Ca fait quoi ? Ca fait partie de ma vie. Mes cicatrises je l’ai aime, oui c’est vrai ! Elles font partie de moi. Et les autres je les emmerde. Tous !
Je n’ai qu’une envie en ce moment c’est de pensé à autre chose. Et avec eux je n’y arrive pas. Pourquoi merde ! Quand je rentre chez moi j’ai les nerfs et j’en peux plus.
J’ai fêté mon anniversaire avec ma sœur, Angie et son copain. On est partie à aqualand, une piscine avec des toboggans. Celui de plan de campagne est assez petit mais on à bien rigoler. Surtout à la fin avec la mini-rando sur les bouées. Comme il n’y avait pas de courant on aller à deux à l’heure mais on s’est prit des fous rires avec Angie du fait de rester coincé dans les angles. Ou alors de perdre sa bouée quand on se lever pour se décoincer.
Nous avons mangé avec mes parents au restaurant et après avec ma sœur on à finit la soirée sur la plage. On à bien rigoler aussi avec son groupe d’amis. Avec un garçon on s’amusait à se battre et il m’a roulé dans le sable. Au final j’en avais plein dans le pull et le pantalon.
A la fin du mois d’août, je passe mon CFAPSE (certificat de formation aux premiers secours en équipe). Ca a duré une semaine. On nous a souvent cassé pour les cas concret mais c’été pour nous booster.
Mes cicatrises se voyaient presque plus. Sachant que j’allais devoir être en T-shirt, je ne l’ai plus fait sur les poings. Et avec du fond de teint ça passait très bien. Il n’y à qu’a la fin qu’on à remarqué. Lorsqu’on s’entraîner à prendre la tension. Celui qui nous encadrer ma dit :
« C’est ton bracelet qui t’a fait ça ? »
J’ai bafouillé et dis :
« Non me suis couper avec un miroir qui m’est tombé sur le bras… »
Après il y a quelqu’un qui a fait une réflexion en rigolant :
« Ah ouais, en parallèle comme ça ! »
Mais ça s’est limité à ça, heureusement pour moi. D’un côté je me dis que c’est ma vie, tant que je fais bien mon boulot.
Je fais aussi la rencontre de Seb sur le net. On parle vraiment bien le soir. On discute de tout, de musique, film et en viens a parlé de scarification. A un moment on se donne rendez vous en ville. Sauf que je rate le bus de Pertuis, donc on reporte ça, et c’est lui qui passe sur Aix. On se balade un peu en ville avec ses amis et on part du côté de Pertuis. J’avais dis à ma mère qu’une fille de ma classe qui habitait la bas faisait une fête et que je passerais la nuit chez elle. Durant la soirée je sors avec Seb. Je sais pas trop se qui m’est passé par la tête d’ailleurs, il est sympa mais il n’y a que ça. Il doit faire 1m80 pour plus de 100kg (et ce n’était pas du muscle), il est vraiment collant et embrasse très mal. Durant cette soirée c’est la première fois que je fume du shit. Ca a bon goût mais ça ne me fait aucun effet. Ben ils sont où les éléphants rose ? Tous les jeunes en parlent comme si c’été fabuleux, alors qu’en fait il n’y a rien. Je ne me sent pas plus changé que d’habitude.
J’ai du resté deux semaines avec Seb. On a du se voir trois fois, peut être quatre. Mais bon, il été un peu trop collant, le deuxième jour il m’a dis qu’il m’aimait et attendais presque que je lui réponde la même chose. Non il est sympa mais rien de plus. Donc j’essais d’être gentille pour la rupture, c’est la première fois que j’ai a faire ça. Je lui dis qu’il s’attache un peu trop, que moi c’est pas mon cas, et qu’il vaut mieux en resté la.