Je ne peux pas dire que la relation de mes parents soit l’amour parfait. Je n’ai pas le souvenir que ça l’est été. Comme toute relation il y a des hauts et des bas. Ca a toujours été des disputes, des réconciliations, pour à nouveau se disputer. C’est une boucle sans fin.
On peu se dire que si ça reste verbale c’est supportable et encore… Toute dispute fait souffrir. Seulement avec mes parents, cela ne rester pas verbal. La première fois je devais avoir cinq ans. Je m’en souviens comme si c’été hier. C’été en fin de journée, mes parents fêtaient leur anniversaire de mariage. On dînait tous ensemble dans le salon. A la fin du repas ma mère a demandé à ma sœur Cléo d’aller chercher des assiettes pour le gâteau. Quand ma sœur est revenue de la cuisine, mon père a commencé à la taquiner, à critiquer gentiment. Ma sœur l’a mal prit et ne semblait pas apprécier. Elle s’est mise à pleurer. Et la il en a remit une couche, ma mère c’est interposé entre les deux pour les faire arrêter. Mais après… Le ton est monté un peu plus haut cette fois entre ma mère et mon père. Ma sœur est monté dans sa chambre et Lilou, la plus grande, l’a suivie peu de temps après. Pourquoi je suis resté ? Je l’ignore. En attendant je l’ai ai vu. Je les ai vus se battre.
Je n’ai pas le souvenir de qui a commencé à toucher l’autre en premier. Ce dont je me souviens c’est que ça s’est finit dans le petit hall de l’entrée. Et que mon père plaquer ma mère contre le mur. Et aussi qu’elle pleurait. Ce que j’ai fait ou dit après ? Je ne sais plus. Je m’arrête à cette vision. Après c’est le trou noir.
Ca ne c’est plus reproduit jusqu'à notre déménagement sur Bézier. Seulement après ma mère trouvait comme excuse la dépression de mon père. Il était peut être malade (d’ailleurs je ne sais pas pourquoi je parle au passé) mais il était conscient de se qu’il faisait ou disait. Il savait très bien que c’était blessant et très méchant. S’il ne savait pas quoi dire d’autre, il n’avait qu’à se taire. Je n’ai jamais pu lui pardonner son comportement.
Il s’est soigné bien sur. Enfin… Pas si bien que ça puisqu’il est encore malade après toute ses années. Comment pourrais-je lui pardonné quand vers dix, onze ans, on voit l’intérieur d’un hôpital psychiatrique (HP) pour rendre visite à son père qui, volontairement, c’est fait interner ? Alors que l’âge minimum pour entrer dans les locaux et la chambre est de quatorze ou seize ans.
Pendant une période chaque semaine avec ma mère on faisait le trajet, trois heures de route, pour monté jusqu'à Bastia et lui rendre visite. Après il a été a Castellucio, sur Ajaccio, on avait qu’une heure trente de route. Mais il n’y a rien de très motivant d’y allé, de voir tout les malades, d’attendre et souvent de finir par se faire envoyé chier par mon père. Sur Bézier, Montpellier et Bouc Bel Air, le tempérament de mon père s’est un peu calmé quand on allé le voir. Seulement après, c’été à la maison le pire. Soit il dormait toute la journée (et la encore ma mère trouver l’excuse des médicaments) soit il été réveiller et ne parlait pas sauf pour hurler. Et c’été principalement ma mère qui été la cible. Alors qu’elle à toujours tout fait pour l’aider et que malgré les problèmes et la souffrance qui lui faisait elle est toujours resté avec et elle na l’a jamais critiqué.
A Bézier, j’été seule avec ma mère et mon père. Ma plus grande sœur Lilou, est restée en Corse avec son copain. Cléo, été revenu avec nous, mais elle est allé vivre en internat et les week end elle retourné vivre chez ma plus grande sœur. Le dépaysement et la maladie de mon père la rendait malade, alors c’été préférable pour elle d’y retourné.
De nombreuse fois j’ai entendu ma mère pleurait seule dans sa chambre. A essayé d’étouffer ses sanglots dans un coussin pour ne pas qu’on l’entende. Mais bon… A Sartène ou à Bézier, les toilettes étaient justes à côté de la chambre de mes parents et même en passant simplement devant la porte je l’entendais. Seulement je restais devant la porte, avec une boule dans la gorge. Je ne savais pas se que j’aurais pu lui dire ou faire pour la réconforter. Peut être aurais-je dû juste me mettre à côté d’elle et attendre. Mais j’avais trop peur d’entrer. Trop peur de lui dire que je l’avais entendu. Généralement se sont les parents qui réconfortent leur enfant et non l’inverse.
En fait je crois que l’état de mon père c’est encore plus dégrader le jour où ils ont décidé de lui faire des électrochocs. Ca l’a rendu amorphe et lui a enlevé tout sentiment. Enfin je ne vais pas m’éterniser la dessus.
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